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  • : Blog du comité montreuillois de la FASE. La politique ne peut rester une affaire de spécialistes et doit devenir l'exercice plein pour chacun-e de sa citoyenneté. L'action des élu-e-s doit être dans un prolongement des mobilisations et un moyen de dialogue permanent avec celles-ci au sein des institutions. Convergence, rencontre, pratiques mises en commun, en regroupant la pluralité des cultures et parcours
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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 17:58

Plan européen après plan européen, la Grèce s'enfonce dans la crise !


La dette grecque est passée de 263 milliards en 2008 à 355 milliards en 2011. Pour la cinquième année consécutive, 2011 se solde par une récession économique. En un an, le PIB grec a chuté de 233 milliards à 218 milliards (-7%). Le chômage a progressé de 8% à 20%. Pourtant, les « bonnes recettes libérales » qui devaient redresser la situation ont été appliquées. Conséquences : baisse des salaires, des emplois dans la fonction publique, de la protection sociale.

Le bilan de la politique Merkozy imposée aux grecs est accablant.

De l'avis de nombre d'observateurs économiques dans le monde, c'est l'échec économique : des chinois à Georges Soros (spéculateur hors pair qui s'y connaît), du prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz à de nombreux analystes financiers, tous s'inquiètent de l'aveuglement européen. Même l'Union Européenne n'a plus l'air de croire à la politique qu'elle dicte au gouvernement grec, comme au gouvernement qu'elle a mis en place en Italie.

 

Les mots manquent pour décrire ce qui se passe, ce qui est infligé au peuple grec :

-    Les salaires et les retraites sont amputés de 50 % et parfois plus. La malnutrition fait des ravages parmi les enfants, la faim fait son apparition surtout dans les grandes villes du pays dont le centre est désormais occupé par des milliers de SDF misérables, affamés et en haillons.

-    Les services publics sont liquidés ou privatisés avec comme conséquences, à l'exemple de la santé, que le nombre de lits d'hôpitaux est réduit de 40 %, qu'il faut payer très cher même pour accoucher, qu'il n'y a plus dans les hôpitaux publics de pansements ou de médicaments de base. Des milliers de citoyens grecs handicapés, infirmes ou souffrant de maladies rares se voient condamnés à une mort certaine et à brève échéance faute de subsides et de médicaments.

-    Les femmes grecques, premières licenciées, sont contraintes d'assumer par le travail domestique ce que les services publics ne font plus.

-    Enfin, pour l'école, l'État grec n'est toujours pas capable, en janvier 2012, de fournir aux élèves les livres de l'année scolaire commencée en septembre.

Cette déchéance de la population grecque correspond à la définition de l'état de nécessité défini par le droit international qui oblige expressément les États à donner la priorité à la satisfaction des besoins élémentaires de leurs citoyens et non pas au remboursement de leurs dettes. C'est ce droit que la troïka des « dirigeants » européens nie.

 



 
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Malgré ces constats d'échec, l'UE, la BCE et toute la droite Merkozyste s'obstinent, au nom de la supériorité du modèle allemand. Elles maintiennent une politique de réduction des salaires et des droits sociaux dont certains disent qu'elle serait la cause du succès économique de l'Allemagne. Elles décrètent sans cesse de nouveaux plans comme celui de réduire de 22 à 32% le salaire minimum ou encore les remboursements des dépenses de santé. On ne peut comprendre cet acharnement contre le peuple grec si l'on n'a pas intégré leur détermination à imposer, contre la volonté des peuples, le « modèle libéral allemand » qui garantit les rentiers.


Modèle allemand ou impasse allemande ?


L'OIT (Organisation Internationale du Travail) dans un rapport intitulé «Tendances 2012 sur l'emploi global : prévenir une crise plus grave de l'emploi » montre que l'Union Européenne est particulièrement touchée par la crise. La  responsabilité en  revient aux politiques menées en Allemagne, politiques de baisse des salaires qui « ont aussi conduit à un accroissement des inégalités, à une vitesse jamais vue depuis la réunification. Au niveau européen ceci a créé les conditions d'une récession économique ».

Les dirigeants de l'UE expérimentent en Grèce un fonctionnement antidémocratique. En violant les traités qu'ils ont eux-mêmes imposés aux peuples (Maastricht, et Lisbonne...), ils se permettent d'intervenir dans des domaines qui ne sont pas de la compétence de l'UE comme ceux des salaires et de la protection sociale. Ils s'autorisent également à imposer aux grecs de nationaliser leurs banques pour sauver le système bancaire en Europe, mais en leur ôtant la possibilité d'utiliser leur droit de vote : les pertes aux peuples, le pouvoir aux banquiers.

 

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Pour légaliser ces violations, ils nous préparent un véritable coup d'état contre la démocratie en imposant un nouveau traité européen qui inscrira dans les constitutions « la règle du veau d'or » pour limiter le droit aux dépenses publiques.

Réagissons !


Le 29 février, journée d'action de la Confédération Européenne des Syndicats (CES), soyons très nombreux aux côtés des grecs pour dire : « Nous ne voulons pas de cette politique d'appauvrissement des salariés, chômeurs et retraités, ni pour eux, ni pour les portugais, les espagnols..., ni pour nous ».

Ils veulent nous imposer la ratification de ce nouveau traité par la procédure parlementaire plus sûre pour faire passer les mauvais coups.

 

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Imposons un référendum pour cette modification fondamentale de la constitution qui fait du droit des rentiers le premier des droits constitutionnel !

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 10:22

 

29 février, manifestation européenne contre l'austérité :

la FASE et les forces de Front de Gauche  défileront partout en France pour refuser les politiques d'austérité européennes qui écrasent les peuples (Grèce, Espagne, Italie ...) pour maintenir les rentes des banqes et de la finance.

 

 

 

 

18 Mars, le Front de Gauche prend la Bastille.

Les Fédérés de la FASE porteront leur voix et leurs propositions pour l'alternative sociale et écologique


 

18-mars.jpg

 

 

Mi-mars

Assemblée citoyenne à Montreuil sur la planification écologique, avec Martine Billard

 

Assemblée de quartier Croix de Chavaux

 

Avril

Assemblée citoyenne sur le logement

 

Et toutes les semaines, vous pouvez nous retrouver sur les marchés, devant les commerces, aux sorties de métro, ... pour échanger avec nous ou militer à nos côtés!

 

Pour toute demande d'information : fasemontreuil@gmail.com

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 17:37

ASSEMBLEE CITOYENNE
DU QUARTIER PAUL SIGNAC


Nos pieds dans le plat !
L’alimentation est une question politique, parlons-en ensemble
               
VENDREDI 24 FEVRIER à 19h
MAISON DE QUARTIER MARCEL CACHIN
(à l’angle des avenues  Paul Signac & Aristide Briand)

Pour que chaque citoyen puisse participer, amener ses idées, débattre, il est important d’animer des assemblées citoyennes par quartier

 

 

24613.jpg

 

REPARTITION DES RESSOURCES VIVRIERES
MALBOUFFE
BIODIVERSITE
OGM
SOUFFRANCE ANIMALE
FNSEA
CONFEDERATION PAYSANNE
A.M.A.P.
AGRICULTURE URBAINE

AGROCARBURANT
(nourrir le Sud ou énergie pour le Nord)
PESTICIDES
ENGRAIS CHIMIQUES
AGRICULTURE BIOLOGIQUE
JARDINS PARTAGES
NOURRIR TOUS LES HABITANTS DE LA PLANETE…

 

 

 

Site Front de Gauche Montreuil : http://www.frontdegauchemontreuil.info/


 

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 17:19

Depuis des années on cherche à nous imposer l'idée que « l’État n’est pas la solution mais le problème »vis-à-vis des difficultés socio-économiques qui s'amoncellent. Est visé bien sûr l’État « social » ou « providence » comme on l’appelait à l’issue de ces «Trente glorieuses» qui ont vu les rapports entre capital et travail s’améliorer relativement et temporairement au profit du deuxième. Dans cette logique s’est construite une Europe néolibérale fondée sur la concurrence « libre et non faussée ».


De cette offensive idéologique et politique menée avec une grande cohérence et dans la durée, le Service public est la grande victime. L’État néolibéral, pas du tout affaibli, lui mène la vie dure : la santé, l’éducation, la justice, l’emploi, le logement, les transports, l’énergie, l’environnement, les communications, l’information, la culture, le sport … tout est soumis à la concurrence, au management, à la marchandisation, à l’austérité pour un service minimum garanti.


Ces politiques ont produit les crises financières, économiques, écologiques et sociales que nous subissons aujourd’hui ! Les dégâts « collatéraux » en sont des régressions sociales et idéologiques qui se traduisent partout dans le monde et particulièrement en Europe, par la montée de la pauvreté, des inégalités, des violences et des replis communautaires.

 

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Face à l'ampleur du désastre, on nous parle aujourd'hui du nécessaire retour de l’État, de la nécessité de soigner une Europe qui devient chaque jour un peu plus, le problème. Mais c’est un État gendarme, autoritaire, agent très actif pour imposer toujours plus d’austérité, avec la menace de replis nationalistes, voire xénophobes, face à la « mondialisation » qui n'est plus «heureuse» du tout. C’est une Europe qui au mépris de la démocratie conduit des pays à la ruine, comme la Grèce en est la dramatique et scandaleuse démonstration.


On nous vend la « compétitivité ». Où il est toujours question que beaucoup perdent pour que quelques-un-es gagnent. C’est l’aberrant exemple des huit « initiatives d’excellence» (Idex) qui vont se répartir plusieurs milliards d’euros pendant que toutes les autres universités vont végéter. Qu’importe, si « nous » réussissons enfin à monter sur le podium de Shanghai ! Voilà donc les États, les régions, les départements, les communes, les « pôles métropolitains » engagés dans la lutte pour « l’excellence ». Non pas pour que toutes et tous soient excellent(e)s, mais pour gagner contre son voisin au tirage d'un loto évidemment anti-solidaire et anti-égalitaire, dans lequel seuls quelques « heureux » gagnent alors que des millions d’autres ont perdu. Logique folle et destructrice à laquelle il faudrait nous plier au nom de la dette et de nos dépenses publiques insupportables.


En France les effets de la RGPP - Révision Générale des Politiques Publiques - sont pourtant malheureusement connus, en terme de dégradation des services publics – voire de disparition –, en terme de délitement de la solidarité et enfin en terme de souffrance au travail pour toutes celles et tous ceux qui en ont encore. La réforme des collectivités locales, l’offensive contre les associations viennent compléter l’offensive.


Partout des résistances, parfois momentanément victorieuses, mais toujours vouées à reprendre, se mènent. Mais surtout partout des collectifs se mettent en place pour élaborer des alternatives et proposer de nouvelles pistes pour reconstruire de façon plus démocratique et plus efficace des services publics à partir des besoins des populations et des territoires.

Mars 2012 peut et doit être le début du « Printemps du Service Public ».

  • Le 3 mars à Clermont Ferrand à l’appel de la Convergence du rail

  • du 14 au 17 mars à Marseille pour le Forum alternatif mondial de l’eau

  • le 24 mars à Aubagne pour la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité

  • le 31 mars dans toutes les villes de France à l’appel du collectif « Libérons les élections », du « Collectif pour un audit citoyen de la dette publique » et de celui « Pour un Pôle public financier au service des Droits ! »

  • et tout au long de ces semaines avec les parents d’élèves et les personnels contre les fermetures de classes et des RASED

  • partout avec les usagers, les personnels concernés et les élu-es pour les services publics locaux.

Ce printemps du Service Public doit préparer un nouvel été.

Nulle nostalgie, ni retour à un passé idéalisé. Nous voulons construire, développer et améliorer un Service Public, démocratiquement géré et piloté. Logement, petite enfance, dépendance, finances, information… de nouveaux Services Publics doivent être construits. Aménagement égalitaire du territoire, développement durable, épanouissement de tous et toutes. Le Service Public que nous voulons contribue fondamentalement à faire que notre société réponde aux besoins économiques, sociaux, culturels et sanitaires… du plus grand nombre, avec une autre répartition des richesses et des moyens.


Nous partageons l’idée que le Service Public est seul capable de répondre à une définition et gestion démocratique des biens communs, d'assurer la satisfaction des besoins fondamentaux de chacun(e) sans discrimination d’aucune sorte, genre, origine, croyances, et opinions philosophiques. L’élaboration et la mise en œuvre de l’intérêt général, la redistribution des richesses qu’il induit, la solidarité qu’il nécessite et mobilise, l’implication populaire qu’il exige, participent de la construction d’une société démocratique et durable, tant pour les humains que pour les ressources de la planète.


C’est pourquoi nous vous appelons à rejoindre, participer et développer ces combats d’avenir. Nous demandons aux candidat-es aux différentes élections qui viennent de s’engager résolument pour le Service Public, ce « patrimoine de ceux qui n’en ont pas ».

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 19:57

Marx est de retour. Nous sommes, désormais, confronté au défi de montrer que nous savons quoi en faire. Rien ne serait pire, à mes yeux, que de nous trouver enfermés dans le vieux dilemme de la répétition ou de l’abandon : dans les deux cas, la transformation sociale radicale est en position politiquement subalterne. Il faut donc trancher ce nœud gordien.

 

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1. Marx est-il contemporain ? C’est évident pour moi.

- La pensée Marx naît dans un triple contexte : celui des révolutions sociales et politiques, celui du capitalisme expansif, celui de l’individu rationnel, potentiellement autonome et libre.

- Déterminée par ce triple contexte, la pensée Marx est trois choses à la fois : la formalisation d’une praxis révolutionnaire, centrée sur le primat de la lutte des classes, construite autour d’un sujet central, en l’occurrence le prolétariat ; une critique radicale du capitalisme comme mode de production et comme principe général d’organisation du tout social ; une anthropologie en perspective qui fait du libre développement de chacun la condition du libre développement de tous (et pas l’inverse).


- Or notre époque est triplement marquée. Elle révèle l’impossibilité de produire du développement humain et durable à l’intérieur du système existant ; elle fait éclater au grand jour l’irréalisme des logiques financières et marchandes ; elle nous dit qu’il est désormais stratégique d’opposer à la figure bourgeoise de l’individu (l’individu séparé, concurrent de tous les autres sur la scène universelle du marché) une autre figure de l’individu, indissociablement autonome et solidaire.

 

En cela, la pensée Marx n’est pas obsolète, mais plus moderne qu’elle ne l’était il y a un siècle et demi : Marx décrit davantage notre capitalisme mondialisé que celui de la révolution industrielle émergente. Je suis d’accord avec Stathis Kouvélakis quand il expliquait, il y a une dizaine d’années, que la plus récente « crise du marxisme » s’était achevée en 1991 avec la fin concomitante du « socialisme réel » et du « mouvement communiste international ». Marx est vivant et la doctrine en "isme" est morte. Il n’y a plus désormais ni orthodoxie ni hérésie. C’est une chance ; nous devons nous donner les moyens de la saisir.


2. J’affirme donc moi aussi la solidité principielle du référent Marx comme pensée pratique de la lutte des classes et du dépassement communiste de toute aliénation, comme pensée de la critique et pensée de l’alternative. Et pourtant la confirmation de cette solidité suppose que soient franchis deux obstacles.


- Le premier s’énonce dans une question d’apparence simple : la société change ; cela suppose-t-il, selon la formule à la mode – que je déteste – que l’on "change de logiciel" ? La réponse à cette question-là n’est pas si difficile : les trois points nodaux de la pensée Marx demeurant au cœur du contemporain, il n’y a pas de raison d’en abandonner la logique de développement fondatrice ; mais ces trois points prenant aujourd’hui forme différente, il faut reformuler du tout au tout la logique de développement de la pensée Marx. Conserver et citer, à l’occasion ; reformuler, toujours…


- Le second obstacle est plus redoutable. Les précédentes crises tournaient autour de la révolution (est-il possible de subvertir l’édifice du capital jusqu’à l’abolir et comment y parvenir ?). La situation actuelle pose à la fois une question de révolution (comment rompre avec le système existant ?) et une question d’alternative (rompre pour construire quoi ?). Les débats du XIXe et début XXe siècle étaient dominés par le poids de l’échec des révolutions (1848, 1871) ; les nôtres sont surdéterminés par le fait que le XXe siècle a vu, tout à la fois, une révolution "marxiste" réussie et un échec global de son projet transformateur.

Je tire de tout cela une conclusion : pour que la pensée Marx échappe au dilemme meurtrier de la répétition et de l’abandon, il faut prendre ouvertement le parti de la continuité et de la transformation. Fusionnons les termes au lieu de les juxtaposer : le parti de la refondation.


3. Les longs chantiers de la refondation ne manqueront pas. J’en énonce ici cinq, comme autant de défis lapidairement résumés :

 

Par Roger Martelli, pour Cerisesenligne

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 14:33

La Saint valentin est devenue une vraie opération commerciale d’encouragement au consumérisme. Raison de plus pour détourner avec humour cette fête de la marchandisation pour y défendre à la place les services publics !
C’est pourquoi le Front de Gauche a réalisé un tract avec plein de jolis coeurs dans lequel nous déclarons notre amour des services publics ! Un recto qui rappelle en quoi les services publics sont là pour répondre de façon collective à la satisfaction des besoins de chacune et de chacun. Les services publics sont l’unique propriété de celles et ceux qui n’en ont pas ! Et un verso qui décline comment le Front de Gauche compte s’y prendre pour les défendre, les étendre et y impliquer les citoyen-ne-s et les salariés.

Le collectif Front de Gauche de Montreuil donne rendez-vous, demain, à tous les amoureux des services publics.

 

 

 

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 11:15

Déclaration de la Gauche anticapitaliste, le 12 février 2012

adoptée à l'unanimité par les délégué-e-s réunis à Paris.

 

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(copyright phothèque rouge /Milo)

 

 

1/ Dans un contexte de crise globale du capitalisme, la zone euro et la France sont fortement frappées. Ce qui se traduit par une accentuation des remises en cause des conquêtes sociales, la généralisation des politiques d’austérité, l’imposition par les marchés, de gouvernements menant des politiques ultralibérales alors même que la crise apparaît comme le produit de ces mêmes politiques. La Grèce subit plans d’austérité sur plans d’austérité, tandis que les gouvernements de plusieurs États de l’Union Européenne ont été imposés par les marchés et choisis parmi le personnel de l’oligarchie capitaliste. Dans beaucoup d’États de l’Union Européenne, des pressions populistes et des progrès de l’extrême droite pèsent sur le champ politique.
Dos au mur, peuples, jeunes et travailleurs ont du mal à trouver le chemin de la riposte. Les grèves et les manifestations qui ont secoué divers pays capitalistes « avancés » ainsi que le mouvement des indignés indiquent cependant le potentiel de mobilisations.
A cette situation déjà lourde de menaces, s’ajoute une crise écologique d’une ampleur sans précédent. Catastrophe nucléaire, crise énergétique, menace climatique, pollutions généralisée, crise d’extinction des espèces… c’est finalement la capacité même de l’humanité à vivre décemment sur cette planète qui est en jeu

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 12:28

Nous reprenons ici une note de notre ami et camarade Etienne ADAM pour le compte de l'Assocation pour de Nouvelles Perspectives à Gauche au sujet de la très courageuse et digne intervention de Serge Letchimy, député de la 3è circonscription de la Martinique, devant l'Assemblée Nationale, droit, debout, vivant face aux propos de celui dont nous préférons taire le nom ....

Lisez l'intégralité de l'intervention de Serge Letchimy et partagez là ...

Et signez la pétition de soutien : aucune excuse, aucune sanction, soutien total à S. Letchimy

 

SLechtimy.jpeg

 

 

Serge Letchimy est député de la 3ème circonscription de la Martinique dont le peuple a connu les souffrance de l’esclavage,ce produit de notre civilisation française et occidentale qui déporta les noirs aux Amériques parce qu’ils n’avaient pas d’âme et que l’on pouvait en faire une pure marchandise.

C’est aussi le sens de la lettre ouverte des présidents de la région et du Conseil général de Guadeloupe qui refusent de recevoir Guéant.

C’est sans doute pourquoi Serge Letchimy le martiniquais est particulièrement fondé à dénoncer le "racisme civilisationnel" de Guéant.


Il est aussi le successeur d’Aimé Césaire au Parti Progressiste Martiniquais.

Son intervention gagne à être connue et diffusée.

 

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 18:20

 

 

Le 28 janvier se déroulait à Montreuil le 36è congrès de France Nature Environnement, qui, quelques jours plus tôt avait lancé l'"appel des 3000" pour inviter les candidats des différents partis à s’engager sur la voie d’un Contrat environnemental.

On le sait, mais il n'est certainement pas inutile de le répéter, l'état de la planète se dégrade :
- Hausse sans précédent des émissions de CO² dans l'atmosphère (le taux de CO2 pourrait avoir augmenté de 250% par rapport à 1950, si rien n'est fait pour en limiter les émissions, entraînant une hausse de la température globale de 10°)
- Epuisement des ressources (pétrole, métaux, terres agricoles, eau, forêts, poissons...)

- Effondrement de la biodiversité
- Dissémination d'OGM  (transmission incontrôlée de gènes modifiés aux espèces naturelles)
- Pollution en profondeur des sols

La liste est malheureusement longue de ces atteintes à l’environnement.


Celles-ci ont des répercussions sur les populations en termes d’accès aux ressources, de santé, … aggravant encore les inégalités sociales.

Si durant la dernière décennie des évolutions positives sont constatées au niveau modial (le nombre de personnes n’ayant pas accès aux biens fondamentaux diminue, la situation des plus pauvres s’améliore, …) les écarts demeurent pour autant énormes pour ce qui concerne l’accès au minimum vital, à l’éducation …

Et il est désormais certain, les exemples pas si lointains de la Grèce, mais également de l’Espagne, le démontrant, que la crise économique et les politiques d’austérité censées la contenir, aggravent et aggraveront le sort des plus fragiles.


Parler d’écologie dans cette période de crise financière et économique peut sembler anecdotique. C’est en tout l’interprétation que l’on pourrait tirer du caractère peu audible de la campagne de la candidate EELV, ou de la faiblesse des propositions en matière écologique dans la plupart des programmes.

Pour notre part, et depuis longtemps, nous pensons exactement le contraire.

 

lecologie-sociale-capitalisme-vert-L-1


Nous pensons que la crise écologique est indissociable de la mise en danger du genre humain, et plus précisément, de l’humanité même du genre humain.


Nous pensons que les crises économique, sociale et écologique sont intrinsèquement liées et ont pour origine commune le système capitaliste, fondamentalement productiviste et consumériste.


Et c’est sans doute cette analyse, parce qu’elle manque d’être largement partagée, qui explique aussi le faible écho dans la dernière période de l’écologie politique.

Le positionnement politique d’EELV butte sur cette contradiction de fond : l’abandon de l’anticapitalisme historique des Verts.

Plus que les querelles de partenaires et de circonscriptions, plus encore qu’un accord PS-EELV qui minore l'enjeu écologique, c’est sans doute le choix du réformisme -plutôt de la lutte et l’alternative au système économique dominant- combiné à un effet générationnel et sociologique et à l’institutionnalisation d’EELV qui explique ce reflux de l’écologique politique.


Dès 2009, sociologue Jean Pierre Le Goff analyse la percée d'Europe Ecologie en ces termes : "Le monde mental qui semble être celui de la plupart des électeurs d’Europe Ecologie se distingue du reste de la France, pour lequel la question sociale reste prioritaire. La montée en puissance de l’écologie est indissociable d’évolutions culturelles en partie positives mais aussi porteuses d’ambiguïtés. Au chapitre des ambiguïtés : l’injonction de « sauver la planète » secrète aussi son conformisme, au risque d’empêcher la reconstruction dynamique d’un sens historique. Pour le dire autrement, la montée en puissance des verts trahit aussi la double tentation de la gauche de se détourner de la question sociale et de se retirer de l’histoire." (Source)


Au contraire de cette posture, il est de notre responsabilité d’allier question sociale et cause écologique.

C’est aujourd’hui le seul sens de l’histoire à même de maintenir l’humanité de l’espèce humaine.

 

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C'est le sens de notre engagement au sein du Front de Gauche, tout en conservant nos particularités et nos points de vue (en particulier sur la transition énergétique et le nucléaire).
C'est ce qui a motivé de l'appel adressé aux militants d'EELV.

L'écologie politique n'est pas l'oubliée de la campagne, c'est le Front de Gauche qui la porte, notamment au travers de la « planification écologique », avec cette ambition, résumée par son candidat :

"On ne fait pas d’écologie audacieuse sans rupture avec le productivisme et le capitalisme"!

 

Pour échanger et construire cet objectif ambitieux mais vital, la FASE et ses partenaires du Front de gauche proposeront courant Mars 2012 une Assemblée citoyenne à Montreuil sur le thème de la Planification écologique.

 

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 16:30

Débat public à l'appel de responsables de la gauche radicale

A l'appel de responsables nationaux de mouvements politiques (PCF, Parti de gauche, Gauche unitaire, FASE, Convergences et Alternatives, Les Alternatifs, Gauche anticapitaliste, NPA) et avec la participation d'animateurs et animatrices du mouvement social, une réunion publique unitaire aura lieu à l'Université de Saint-Denis, le samedi 11 février 2012.


 fleche gauche

 


Face à la crise globale du capitalisme, quelle mesures alternatives ? Comment les imposer ?

L’inquiétude, le pessimisme et la souffrance, conjugués au présent comme au futur, gagnent du terrain. Rien de moins étonnant hélas quand s’aggravent chaque jour les crises économique, financière, écologique, sociale, politique, démocratique.


Dans cette situation, deux camps se dessinent, partout en Europe et dans notre propre pays, d’autant plus à l’approche des élections du printemps :
- Celui des puissants et des gouvernants à leur service, doublement cyniques. Cyniques dans le recours systématique à l’austérité pour purger une économie en crise, ce qui revient à présenter la facture à la majorité de la population pour protéger des privilèges égoïstes. Cyniques encore, quand de Copenhague à Durban, ils enregistrent les scénarii toujours plus alarmistes des experts du climat sans prendre aucune mesure digne de ce nom, susceptible de juguler les catastrophes qui s’annoncent et qui mettent en péril l’humanité.
- L’autre camp, le nôtre, celui de l’indignation, celui des résistances, celui des aspirations à prendre son destin en mains et du refus de cette société capitaliste, propose des mesures radicales pour bâtir une autre Europe, un autre monde, une société plus égalitaire, respectueuse de la planète, refusant les logiques de guerre, développant d’autres rapports Nord -Sud et une démocratie active


Militant-e-s du mouvement social ou de courants politiques, là où nous sommes, avec nos spécificités, nous nous battons dans ce but. Et nous constatons de larges convergences. Afin d’approfondir et de croiser nos réflexions, nous vous invitons à débattre des réponses aux crises, de la politique nécessaire pour battre la droite et l’austérité, de l’alternative au social libéralisme permettant d’ouvrir une réelle transformation sociale et écologique.

Réunion à l'appel de :
Christian Audoin (Président du groupe « Terre de gauche » au Conseil régional du Limousin), Clémentine Autain (FASE), Yann Cochin (Convergences et Alternative), Eric Coquerel (Secrétaire national du Parti de Gauche), Sandra Demarcq (NPA), Michelle Ernis (Gauche unitaire), Pierre-François Grond (Gauche anticapitaliste, NPA), Marianne Journiac (République et socialisme), Stéphane Lajaumont (Conseiller régional Limousin terre de gauche), Pierre Laporte (Conseiller général 93, FASE), Stéphane Lavignotte (Front de gauche), Jacques Lerichomme (Gauche Unitaire), Lucien Jallamion (République et socialisme), Nathalie Marcu (Les Alternatifs), Myriam Martin (Gauche Anticapitaliste, porte parole du NPA), Roland Merieux (Les Alternatifs), Monique Migneau (Gauche anticapitaliste, NPA), Corinne Morel Darleux (Secrétaire nationale Parti de Gauche), Laurence Pache (Conseillère régionale Limousin terre de gauche), Christine Poupin (porte parole du NPA), René Revol (Maire de Grabels -34, PG), Stéphanie Treillet (Convergences et Alternatives), Marie-Pierre Vieu (Executif national du PCF, Présidente du groupe Front de gauche au Conseil Régional de Midi-Pyrénées), Igor Zamicheie (Membre du conseil national du PCF et secrétaire du PCF-Paris).

Programme (en cours de bouclage) :

Samedi 11 février, Université de Saint-Denis (93)

14 h - 16 h : Forums-débat
• Quelle Europe dans quel monde ?
• De la crise du système au partage des richesses.
• L’indispensable transition énergétique.
• Mouvement des indignés, révolutions du pourtour méditerranéen :
les nouveaux séismes sociaux.
• Appropriation sociale et autogestion
• Vous avez dit démocratie ?

16 h 30 : Table ronde
Face à la crise globale du capitalisme, quelle mesures alternatives ? Comment les imposer ?

 

Débats avec également la participation de (sous réserves) :
Etienne Adam, Gilles Alfonsi, Janie Arneguy, Tarek Benhiba, Jean-Jacques Boislaroussie, Benoit Borrits, Alima Boumedienne, Patrick Braouezec, Fred Borras, Nahla Chahal, Florence Ciaravola, Maxime Combes, Pierre Cours-Salies, Christiane Dedryver, Bernard Defaix, Bruno Della Suda, Julien Dioudonnat, Cédric Durand, Jacqueline Fraysse, Jacques Généreux, Michel Jallamion, Lucile Jamet, Michèle Kiintz-Tailleur, Stéphane Lavignotte, Philippe Légé, Brigitte Lopez, Jean-Claude Mamet, Marc Mangenot, Gustave Massiah, Céline Ménéses, Roland Merieux, Gilles Monsillon, Alain Montaufray, Corinne Morel-Darleux, Françoise Nay, Dominique Nogueres, Jean-Marie Roux, Jean-Christophe Sellin, Danielle Simonnet, Francis Sitel, Stéphanie Treillet, Christophe Ventura, Marie-Christine Vergiat, Coralie Wawrzyniak.

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