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  • : Blog du comité montreuillois de la FASE. La politique ne peut rester une affaire de spécialistes et doit devenir l'exercice plein pour chacun-e de sa citoyenneté. L'action des élu-e-s doit être dans un prolongement des mobilisations et un moyen de dialogue permanent avec celles-ci au sein des institutions. Convergence, rencontre, pratiques mises en commun, en regroupant la pluralité des cultures et parcours
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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 10:18

 

« Rien ne sera plus comme avant la catastrophe nucléaire de Fukushima », avons-nous dit, avec beaucoup d’autres, alors que le monde entier découvrait en temps réel l’absence de maîtrise par l’entreprise japonaise Tepco des conséquences du tsunami sur ses centrales nucléaires.

Depuis, après la conférence de Copenhague, celle de Durban vient de montrer une nouvelle fois les limites de la mobilisation mondiale contre
le réchauffement climatique : les pays les plus pollueurs refusent d’assumer leurs responsabilités historiques ; les questions de l’accès aux
droits fondamentaux et de l’égalité face aux biens communs ne sont pas prises en charge solidairement par la communauté internationale ; les débats sur l’avenir énergétique de la planète sont insuffisants, et avec la crise économique ils sont relégués au rang de questions secondaires
; la cause écologique est encore largement déconnectée des enjeux sociaux et humains.

 

 

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 13:57

Via le Nouvel Observateur

 

Ce n’est un secret pour personne : à Montreuil (93), on vote à gauche. Une tradition. La droite est absente du conseil municipal et pendant vingt-cinq ans, les Montreuillois ont réélu un seul et même maire communiste : Jean-Pierre Brard. Puis aux élections municipales de 2008, changement de cap : la Verte Dominique Voynet est venue détrôner le patriarche rouge à la surprise générale.


L’ancienne ministre de l’Environnement de Lionel Jospin, désormais porte-parole d’Eva Joly, s’est installée dans un pavillon du Bas-Montreuil voici une dizaine d’années. En même temps que les premiers Parisiens artistes ou architectes en quête de maisons-ateliers pour vivre et travailler. Ses deux filles sont allées au collège Paul Eluard, "made in  Montreuil", quand d’autres fuyaient sa mixité sociale. 


Comme un signe du destin, la maison de l’édile se situe à quelques rues de l’un des plus grands supermarchés bio d'Ile-de-France : "Les Nouveaux Robinsons", une coopérative géante qui déroule sur près de 600 m2 ses rayons de fruits et légumes biologiques, de cosmétiques, d’"écoproduits" et de mobilier écolo. Ce lundi 18 mars, nous espérions y rencontrer les mangeurs de blettes qui donneront à la candidate EELV, le 22 avril prochain, les 2 ou 3 points dont la créditent les sondages.

 

rouge-exterieur.jpg

 

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 16:04

Déçus par l'accord EELV-PS, séduits par un Mélenchon plus clair sur le nucléaire, des écologistes expliquent pourquoi ils se tournent vers le Front de Gauche.

Quand Clémentine Autain, porte-parole du Front de Gauche, s'adresse aux militants d'Europe Ecologie - Les Verts, cela donne : « Bienvenue au Front de Gauche ! »

Depuis l'accord passé avec le PS en novembre, les déçus d'EELV ont les yeux tournés vers Jean-Luc Mélenchon. Et selon Corinne Morel-Darleux, secrétaire nationale à l'écologie du Parti de Gauche, il seraient nombreux.

 

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Beaucoup, ajoute-t-elle, confient vouloir voter Mélenchon sans pour autant quitter EELV. Le Front de Gauche a multiplié les gestes de bienvenue à leur égard dès la fin 2011.

Dans un texte intitulé « Camarades, et si l'herbe était plus verte ailleurs ? », Stéphane Lavignotte, ancien responsable des Verts, et Clémentine Autain, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, encouragent les militants d'EELV à les rejoindre :

« Nous nous adressons fraternellement et en toute sororité à nos amis – depuis parfois plus de vingt ans – qui militent à EELV pour une vraie alternative au système actuel et que nous voyons malheureux. [...]

Si vous quittez EELV, ne disparaissez pas dans la nature : l'écologie politique a toujours besoin de votre engagement. Nous pensons possible et utile de militer ensemble. »

Ceux qui ont répondu à l'appel expliquent leur choix.

 

Lire la suite sur rue 89

 

Lire aussi sur 20Minutes "Jean-Luc Mélenchon rouge à l'intérieur, vert à l'extérieur"

 

Lire aussi "le capitalisme vert n'existe pas", par FASE Montreuil

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 18:20

 

 

Le 28 janvier se déroulait à Montreuil le 36è congrès de France Nature Environnement, qui, quelques jours plus tôt avait lancé l'"appel des 3000" pour inviter les candidats des différents partis à s’engager sur la voie d’un Contrat environnemental.

On le sait, mais il n'est certainement pas inutile de le répéter, l'état de la planète se dégrade :
- Hausse sans précédent des émissions de CO² dans l'atmosphère (le taux de CO2 pourrait avoir augmenté de 250% par rapport à 1950, si rien n'est fait pour en limiter les émissions, entraînant une hausse de la température globale de 10°)
- Epuisement des ressources (pétrole, métaux, terres agricoles, eau, forêts, poissons...)

- Effondrement de la biodiversité
- Dissémination d'OGM  (transmission incontrôlée de gènes modifiés aux espèces naturelles)
- Pollution en profondeur des sols

La liste est malheureusement longue de ces atteintes à l’environnement.


Celles-ci ont des répercussions sur les populations en termes d’accès aux ressources, de santé, … aggravant encore les inégalités sociales.

Si durant la dernière décennie des évolutions positives sont constatées au niveau modial (le nombre de personnes n’ayant pas accès aux biens fondamentaux diminue, la situation des plus pauvres s’améliore, …) les écarts demeurent pour autant énormes pour ce qui concerne l’accès au minimum vital, à l’éducation …

Et il est désormais certain, les exemples pas si lointains de la Grèce, mais également de l’Espagne, le démontrant, que la crise économique et les politiques d’austérité censées la contenir, aggravent et aggraveront le sort des plus fragiles.


Parler d’écologie dans cette période de crise financière et économique peut sembler anecdotique. C’est en tout l’interprétation que l’on pourrait tirer du caractère peu audible de la campagne de la candidate EELV, ou de la faiblesse des propositions en matière écologique dans la plupart des programmes.

Pour notre part, et depuis longtemps, nous pensons exactement le contraire.

 

lecologie-sociale-capitalisme-vert-L-1


Nous pensons que la crise écologique est indissociable de la mise en danger du genre humain, et plus précisément, de l’humanité même du genre humain.


Nous pensons que les crises économique, sociale et écologique sont intrinsèquement liées et ont pour origine commune le système capitaliste, fondamentalement productiviste et consumériste.


Et c’est sans doute cette analyse, parce qu’elle manque d’être largement partagée, qui explique aussi le faible écho dans la dernière période de l’écologie politique.

Le positionnement politique d’EELV butte sur cette contradiction de fond : l’abandon de l’anticapitalisme historique des Verts.

Plus que les querelles de partenaires et de circonscriptions, plus encore qu’un accord PS-EELV qui minore l'enjeu écologique, c’est sans doute le choix du réformisme -plutôt de la lutte et l’alternative au système économique dominant- combiné à un effet générationnel et sociologique et à l’institutionnalisation d’EELV qui explique ce reflux de l’écologique politique.


Dès 2009, sociologue Jean Pierre Le Goff analyse la percée d'Europe Ecologie en ces termes : "Le monde mental qui semble être celui de la plupart des électeurs d’Europe Ecologie se distingue du reste de la France, pour lequel la question sociale reste prioritaire. La montée en puissance de l’écologie est indissociable d’évolutions culturelles en partie positives mais aussi porteuses d’ambiguïtés. Au chapitre des ambiguïtés : l’injonction de « sauver la planète » secrète aussi son conformisme, au risque d’empêcher la reconstruction dynamique d’un sens historique. Pour le dire autrement, la montée en puissance des verts trahit aussi la double tentation de la gauche de se détourner de la question sociale et de se retirer de l’histoire." (Source)


Au contraire de cette posture, il est de notre responsabilité d’allier question sociale et cause écologique.

C’est aujourd’hui le seul sens de l’histoire à même de maintenir l’humanité de l’espèce humaine.

 

autopie.jpg

 

C'est le sens de notre engagement au sein du Front de Gauche, tout en conservant nos particularités et nos points de vue (en particulier sur la transition énergétique et le nucléaire).
C'est ce qui a motivé de l'appel adressé aux militants d'EELV.

L'écologie politique n'est pas l'oubliée de la campagne, c'est le Front de Gauche qui la porte, notamment au travers de la « planification écologique », avec cette ambition, résumée par son candidat :

"On ne fait pas d’écologie audacieuse sans rupture avec le productivisme et le capitalisme"!

 

Pour échanger et construire cet objectif ambitieux mais vital, la FASE et ses partenaires du Front de gauche proposeront courant Mars 2012 une Assemblée citoyenne à Montreuil sur le thème de la Planification écologique.

 

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 14:46
« Rien ne sera plus comme avant la catastrophe nucléaire de Fukushima », avons‐nous dit, avec beaucoup d’autres, alors que le monde entier découvrait en temps réel l’absence de maîtrise par l’entreprise japonaise Tepco des conséquences du tsunami sur ses centrales nucléaires.

Depuis, après la conférence de Copenhague, celle de Durban vient de montrer une nouvelle fois les limites de la mobilisation mondiale contre le réchauffement climatique : les pays les plus pollueurs refusent d’assumer leurs responsabilités historiques ; les questions de l’accès aux droits fondamentaux et de l’égalité face aux biens communs ne sont pas prises en charge solidairement par la communauté internationale ; les débats sur l’avenir énergétique de la planète sont insuffisants, et avec la crise économique ils sont relégués au rang de questions secondaires ; la cause écologique est encore largement déconnectée des enjeux sociaux et humains.

Depuis de nombreuses années, le productivisme et la recherche de profits – qui se nourrissent réciproquement – conduisent l’Humanité à une catastrophe climatique et sociale. Une mobilisation populaire mondiale est une urgence absolue pour rompre avec la marchandisation de tout, avec le règne du libéralisme et pour changer d’horizon.
Car l’action de seuls « groupes de pression » n’a ni la force ni la légimité pour changer l’ordre du monde. Réaliser la transition énergétique du local au mondial est une dimension incontournable d’une transformation sociale et écologique. Cela suppose que les partisans de l’émancipation prennent à bras‐le‐corps ces questions.
capture_decran_2012-01-24_a_11.31.02_0.png
Ecrit par des militants issus de ses différentes sensibilités, ce texte de la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE) est un plaidoyer en faveur d’une transition énergétique embrassant la cause humaine. Il veut être une contribution au débat public, un débat pluraliste et populaire.

 

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 12:03

Pour une gestion publique de la distribution de l’eau sur le territoire de l’agglomération « Est Ensemble »

Les neuf villes de la communauté d’agglomération « Est Ensemble » ont décidé de déléguer leur compétence sur la gestion de l’eau à l’institution intercommunale.

Cette compétence va amener notre communauté d’agglomération à décider, ou pas, in fine, de l’adhésion au SEDIF, syndicat intercommunal composé de 144 communes qui gère la distribution de l’eau potable sur notre territoire.

Le SEDIF (présidé par le multi-cumulard André Santini) délègue, lui-même, la gestion de la distribution de l’eau à Véolia Eau, entreprise multinationale, notoirement et régulièrement accusée de profiter d’une rente de situation au bénéfice de ses actionnaires plutôt qu’à celui des usagers.

D’ores et déjà, le comité des maires de l’agglomération a décidé de ne pas adhérer au SEDIF et lui a proposé une convention d’un an. Ce délai devant permettre à « Est ensemble » d’explorer la possibilité d’un retrait définitif du SEDIF et d’une gestion publique directe dans l’intérêt des populations de l’agglomération.

Nous nous félicitons de cette première décision et souhaitons que celle-ci en entraîne d’autres.

L’eau est un bien commun trop précieux pour le laisser aux mains de firmes soucieuses d’abord, et avant tout, de rentabilités et de profits.

 

L’eau est l’affaire des citoyens-usagers. C’est pourquoi nous demandons :


 Que les neuf communes formant « Est Ensemble » s’engagent dans un large débat démocratique pour associer la population au choix du mode de gestion, et appellent les citoyens à y participer.

 Que des études approfondies et indépendantes de tout intérêt privé soit ouvertement menées pour déterminer la faisabilité d’un passage à une gestion publique de la distribution de l’eau : le choix du bureau d’études sera décisif.

 Que les élu-e-s de l’agglomération s’engagent à tout mettre en œuvre pour que la distribution de l’eau sur notre territoire soit publique, sociale, écologique et démocratique.

 

Alter-Agglo93, Réseau constitué de : A Gauche Autrement du Pré Saint Gervais, Alternative Libertaire 93 (Bondy, Montreuil, Noisy-le-Sec), Bondy Autrement, Café de l’alternative Citoyenne (CAC93) de Bagnolet, Comité citoyen Romainvillois, Les Alternatifs (Les Lilas, Bagnolet, Pantin), Les élus communistes de Montreuil, La Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) de Montreuil.

 

Alter-Agglo 93

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 16:01


Depuis un an, les faits sont accablants : que faut-il de plus pour interrompre la mascarade SEDIF- Veolia ?

 

Le choix du délégataire se déroule loin des yeux des citoyens et de leurs élus. Les représentants au comité syndical ont pu consulter le cahier des charges de l’appel d’offres au siège du SEDIF pendant la semaine du 1er avril ! L’allotissement, un temps envisagé par M. Santini, a été enterré. La concurrence se réduit, une fois de plus, au duopole Veolia – Suez.

 

La rente des barons de l’eau continue de plus belle sur le dos des usagers. L’association UFC-Que Choisir avait évalué en 2008 la « surfacturation » de l’eau francilienne de 80 à 90 millions d’euros par an. Des audits commandés par le SEDIF lui-même ont conclu à des économies possibles de 40 à 45 millions d’euros par an. Royal, M. Santini consent à baisser en 2010 le tarif de l’eau (HT) de 1,76 € / m3 à 1,73 € / m3 soit 3 centimes d’euros !

De qui se moque-t-on ?

 

Les vases communicants fonctionnent bien entre des usagers ponctionnés de leur liquide et des actionnaires tout gonflés...

La rente ne paiera pas le double salaire que M. Proglio a été contraint de lâcher. Mais peut-être sa retraite pour laquelle Veolia aurait d’ores et déjà provisionné 13,1 millions d’euros. Et certainement les dividendes des actionnaires : pour quel risque ? Pas la rupture des canalisations dont l’état est plus dégradé dans le privé que dans le public ; mais c’est la faute des collectivités, déclarent en chœur Veolia et Suez !

 

Veolia dans le collimateur de la justice avec la perquisition des locaux d’une de ses filiales, la SADE en décembre dernier.

Ces investigations font suite à la saisine en septembre 2007 du Conseil de la Concurrence par l’UFC-Que Choisir. L’association de consommateurs s’étonnait des tarifs particulièrement élevés facturés au SEDIF pour le renouvellement des branchements en plomb. Le SEDIF se targue d’être au même niveau de prix que les autres maîtres d’ouvrage depuis 2006. Mais c’est entre 2001 et 2005 que 20 000 branchements ont été facturés au prix fort (1000 euros au-dessus du prix plafond fixé par l’agence de l’eau) à la collectivité, soit la bagatelle de 20 millions d’euros supplémentaires soldés par les usagers.

Quelle gabegie !

 

La pression monte du côté des usagers et des élus.

Le 4 décembre dernier, un collectif citoyen a occupé le siège du SEDIF, du jamais vu !

Les élus de l’Appel pour une gestion publique de l’eau ont été reçu à leur demande par la Haute autorité de la concurrence.

 

A sa création, la communauté d’agglomération « Est ensemble » annonce ne pas ré-adhérer au SEDIF (dont ses 9 communes étaient membres à titre individuel auparavant) : cela représente 400 000 habitants, soit environ 10% des usagers du SEDIF !

C’est une claque pour M. Santini : sa gestion autocratique finit par menacer l’existence même du SEDIF.

 

Devant le fiasco de la gestion actuelle confiée par le SEDIF à Veolia, l’urgence est de revenir à une gestion publique et transparente de l’eau en Ile-de-France.

 

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