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  • : Blog du comité montreuillois de la FASE. La politique ne peut rester une affaire de spécialistes et doit devenir l'exercice plein pour chacun-e de sa citoyenneté. L'action des élu-e-s doit être dans un prolongement des mobilisations et un moyen de dialogue permanent avec celles-ci au sein des institutions. Convergence, rencontre, pratiques mises en commun, en regroupant la pluralité des cultures et parcours
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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 09:46

«Prenons toutes nos responsabilités pour permettre l’émergence d’une force de transformation sociale et écologique, durable et utile contribuant au rassemblement de toute la gauche de gauche.»

 

Par Christophe Aguiton, Clémentine Autain, Jean-Jacques Boislaroussie, Jean-Michel Drevon, Jacqueline Fraysse, Razmig Keucheyan, Stéphane Lavignotte et Myriam Martin.

 

 

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Le vieux monde se meurt. Cessons de nous accrocher aux branches. Alors que le capitalisme financiarisé nous plonge dans un cycle violent de récession et de creusement des inégalités, les tenants du There Is No Alternative ont enclenché une nouvelle offensive pour détricoter plus encore les droits et protections, aggraver la misère, démanteler les services publics, menacer les libertés collectives et individuelles, mettre au régime sec les dépenses publiques, détériorer davantage le rapport entre le capital et le travail, poursuivre le pillage des ressources naturelles de la planète en ignorant les enjeux climatiques et environnementaux.

Or, contrairement à ce que l’idéologie dominante comme la droite et les socio-libéraux nous rabâchent matin, midi, et soir, il y a une vie en dehors de l'austérité et du sécuritaire. La rupture est la seule issue pour répondre aux légitimes aspirations populaires à vivre dignement. Nous devons résister et inventer. Les marchés financiers accaparent nos richesses, le consumérisme et le productivisme détruisent l’écosystème et nos désirs, les rouages démocratiques sont à bout de souffle, le racisme et la xénophobie font des ravages : cette société brise les conditions de l’émancipation humaine. En parodiant Alice, de Lewis Carroll, disons que si ce monde n’a aucun sens, qu’est-ce qui nous empêche d’en inventer un ?

 

Lire la suite (via Médiapart)

 

A noter sur vos agendas, pour discuter des perspectives d'un rassemblement durable des forces de la gauche radicale, nous vous invitons à venir en débattre avec nous le 9 mai prochain à la 19h, Bourse du Travail à Saint-Denis.

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 09:49

COMMUNIQUE DES ALTERNATIFS  


La coordination des Alternatifs, réunie les 31 mars et 1er avril 2012, a confirmé l'engagement du mouvement en soutien de la candidature de Jean-Luc Melenchon. Elle a débattu de la construction d'une nouvelle force politique rouge et verte s'inscrivant dans une dynamique de regroupement de la gauche de transformation sociale et écologique.

 
Vers la constitution de la gauche alternative en force politique

La période se caractérise par le croisement des crises sociale, économique, écologique, démocratique, une offensive coordonnée du capital au niveau européen contre les droits sociaux et la souveraineté populaire, la négation des enjeux écologiques par les dominants, des politiques autoritaires et de plus en plus xénophobes des droites européennes, la montée de courants d'extrême droite.

Pour répondre à cette situation, il y a urgence à avancer sur les terrains des mobilisations, plus nécessaires que jamais et se rassembler.

 

 

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Malgré ses limites  (fonctionnement en cartel et réticences à reconnaitre une réelle place aux assemblées citoyennes),  l’actuel rassemblement électoral autour du Front de gauche a créé une dynamique marquante dont bénéficie et qu'amplifie la campagne avec Jean-Luc Mélenchon.
Aucun courant, aucune force nouvelle ne peut et ne pourra s'exonérer d'une construction unitaire, d'un rassemblement de la gauche de transformation sociale et écologique.
Le Front de Gauche va être confronté dans les mois qui viennent à la question de l'indépendance à l'égard du social libéralisme, notamment autour de la question gouvernementale. Une autre question tout aussi essentielle n'est pas tranchée : celle de sa dynamique future; de nouvelles formes d'enracinement dépassant les simples intérêts électoraux communs.

Nous n'avons pas aujourd'hui les réponses à ces questions.
Les Alternatifs considèrent cependant que l'entrée progressive de micro ou petites forces dans le Front de Gauche ne changerait pas plus  la donne demain qu'elle ne l'a réellement fait hier, mais qu'en revanche la constitution, d'une force rouge et verte de plusieurs milliers de militant-e-s, c'est notre objectif, permettrait de poser la question de l'unité et celle des rapports avec le Front de Gauche dans des termes nouveaux, sans que nous soyons à ce stade en mesure de présumer d'une réponse.
 
Les Alternatifs veulent avancer clairement vers une force rouge et verte. Ils ne préjugent pas de sa forme, tout en rappelant leur option d'un parti-mouvement et pas d'un parti classique, électoraliste et pyramidal, d'autant qu'un objectif majeur est de retrouver dans le processus plusieurs courants politiques, de gauche alternative ou écologistes, et des militant-e-s des combats d'émancipation, écologiques, féministes, sociaux, altermondialistes.

Les Alternatifs ont déjà engagé dans des départements et régions comme au niveau national, des discussions avec la Gauche Anticapitaliste qui font apparaître de fortes convergences entre nos courants tant sur le projet que sur la stratégie. Des échanges ont aussi été entrepris avec les mouvements d'objection de croissance et le Forum social des Quartiers Populaires exprimant des préoccupations partagées avec les uns et les autres.
En même temps un travail en commun s'engage entre représentant-e-s des Alternatifs, de la Gauche Anticapitaliste, des militant-e-s de l'écologie politique, militant-e-s communistes unitaires ou de la Fase, militant-e-s féministes et altermondialistes, exprimant de semblables convergences dans l'optique d'une nouvelle force politique se réclamant du rouge et du vert. Les Alternatifs souhaitent que ce processus ouvert s'élargisse à toutes celles et ceux que cette démarche intéresse, au-delà des seuls courants politiques organisés, et permette de vérifier les convergences rendant possible la construction d'une force politique rouge et verte

Des étapes pour aboutir à un mouvement politique commun peuvent être nécessaires, ce que recoupe notre proposition de coopérative de la gauche alternative.

A l'issue des échanges et du travail en commun déjà engagés, des rendez-vous militants importants sont prévus pour début mai et le dernier week-end de juin.
Ces rendez-vous doivent concerner l'ensemble de la Gauche alternative et la coordination générale des Alternatifs appelle tout-e-s ses adhérent-e-s à y participer pleinement.
L'implication du plus grand nombre est une condition nécessaire à la réussite de ce processus : celui-ci ne saurait se réduire à une simple impulsion donnée au sommet par un groupe restreint.
Voilà pourquoi la coordination générale des Alternatifs propose que dans chaque fédération et chaque comité local du mouvement, les informations soient données à l'ensemble des adhérent-e-s sur le processus en cours, et que des initiatives soient prises pour des rencontres locales, départementales, régionales en fonction des réalités et des forces en présence.
Pour les Alternatifs, l'enjeu est de taille : pour la première fois depuis notre fondation en 1998, nous rencontrons des partenaires qui affirment nécessaire et urgente, à l'échelle nationale, la construction d'une force politique de gauche alternative, liant le rouge et le vert, et distincte tant du PCF et du PG que du NPA.
Si ce processus tient ses promesses, c'est bien la question du dépassement des Alternatifs dans une force politique plus large qui sera posée à court ou moyen terme, et qui pourrait donc être mise à l'ordre du jour du congrès ou de la conférence nationale des Alternatifs prévu à l'automne 2012.

Des expériences récentes ont prouvé que, pour donner sens aux étapes, le but doit être clair, un mouvement politique commun, démocratique, militant, radical, pluraliste et unitaire qui porte une orientation rouge et verte /écosocialiste, féministe, antiraciste et altermondialiste

Le temps est venu de le construire, toutes et tous ensemble !

La coordination des Alternatifs, 02 avril 2012

http://www.alternatifs.org

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 12:06

Une initiative de discussion que nous voulons faire connaître le plus largement (voir le texte en pièce jointe)


Ce printemps 2012… Si le candidat de la droite était élu, ce texte depropositions devra être réécrit !
Mais ses options essentielles n’en auraient pas moins une actualité brûlante.

Nous sommes toutes et tous mobilisé-e-s pour la campagne du premier et du second tour de la Présidentielle. Nous souhaitons chasser la droite et assurer le meilleur résultat pour le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon.

 

Celles et ceux qui se mettent à croire à une victoire qui ouvrira la voie à d’autresmobilisation est un véritable encouragement.

Notre option de participer au Front de Gauche nous semble amplement validée. 

C’est donc le moment pour discuter de la suite durant les semaines avant le 22 avril et le 6 mai,comme pendant la période des législatives.

 

À quelles conditions le Front de Gauche peut-il s’affirmer encore plus, se consolider et faciliter ainsi un véritable changement de société ?


 « Engageons cette discussion.

Cette décision peut être largement partagée y compris par des forces aujourd’hui éloignées de la démarche et qui s’interrogent aussi sur la manière d’affronter l’avenir.

Consacrons-lui le temps nécessaire pendant les mois qui viennent. Elle contribuera à construire plus largement et plus fortementencore le Front de Gauche. Fixons-nous un cadre pluraliste commun avant de prochaines échéances (les luttes comme les élections). Ne laissons pas passercette chance ! Remplacer le capitalisme en crise par une autre société appelle un débat, dans la continuité des espoirs passés, pour leur donner une actualitédans ce début de 21e siècle. Toutes les traditions et toutes les luttes y ont leur place : de la continuité de la Grande Révolution à la République sociale de Jaurès en passant par le communisme etl’autogestion, l’ensemble des combats pour la Paix, pour les décolonisations, comme les apports de l’écologie politique, du féminisme,de l’alter-mondialisme. Nous pouvons contribuer à une véritable renaissance du mouvement pour l’émancipation, en France mais aussi en Europe et au-delà… »


Prenons le temps de réfléchir sereinement. Et pour cela faisons-le quand le plus grand nombre se mobilise.

Ce débat prendra du temps.

 

Les arguments et propositions de ce texte que vous trouverez en pièce jointe ne sont évidemment pas des conclusions. Tout au contraire.

Faisons donc connaître ce texte et prenons toutes les initiatives de discussion.

 

 

 

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 19:57

Marx est de retour. Nous sommes, désormais, confronté au défi de montrer que nous savons quoi en faire. Rien ne serait pire, à mes yeux, que de nous trouver enfermés dans le vieux dilemme de la répétition ou de l’abandon : dans les deux cas, la transformation sociale radicale est en position politiquement subalterne. Il faut donc trancher ce nœud gordien.

 

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1. Marx est-il contemporain ? C’est évident pour moi.

- La pensée Marx naît dans un triple contexte : celui des révolutions sociales et politiques, celui du capitalisme expansif, celui de l’individu rationnel, potentiellement autonome et libre.

- Déterminée par ce triple contexte, la pensée Marx est trois choses à la fois : la formalisation d’une praxis révolutionnaire, centrée sur le primat de la lutte des classes, construite autour d’un sujet central, en l’occurrence le prolétariat ; une critique radicale du capitalisme comme mode de production et comme principe général d’organisation du tout social ; une anthropologie en perspective qui fait du libre développement de chacun la condition du libre développement de tous (et pas l’inverse).


- Or notre époque est triplement marquée. Elle révèle l’impossibilité de produire du développement humain et durable à l’intérieur du système existant ; elle fait éclater au grand jour l’irréalisme des logiques financières et marchandes ; elle nous dit qu’il est désormais stratégique d’opposer à la figure bourgeoise de l’individu (l’individu séparé, concurrent de tous les autres sur la scène universelle du marché) une autre figure de l’individu, indissociablement autonome et solidaire.

 

En cela, la pensée Marx n’est pas obsolète, mais plus moderne qu’elle ne l’était il y a un siècle et demi : Marx décrit davantage notre capitalisme mondialisé que celui de la révolution industrielle émergente. Je suis d’accord avec Stathis Kouvélakis quand il expliquait, il y a une dizaine d’années, que la plus récente « crise du marxisme » s’était achevée en 1991 avec la fin concomitante du « socialisme réel » et du « mouvement communiste international ». Marx est vivant et la doctrine en "isme" est morte. Il n’y a plus désormais ni orthodoxie ni hérésie. C’est une chance ; nous devons nous donner les moyens de la saisir.


2. J’affirme donc moi aussi la solidité principielle du référent Marx comme pensée pratique de la lutte des classes et du dépassement communiste de toute aliénation, comme pensée de la critique et pensée de l’alternative. Et pourtant la confirmation de cette solidité suppose que soient franchis deux obstacles.


- Le premier s’énonce dans une question d’apparence simple : la société change ; cela suppose-t-il, selon la formule à la mode – que je déteste – que l’on "change de logiciel" ? La réponse à cette question-là n’est pas si difficile : les trois points nodaux de la pensée Marx demeurant au cœur du contemporain, il n’y a pas de raison d’en abandonner la logique de développement fondatrice ; mais ces trois points prenant aujourd’hui forme différente, il faut reformuler du tout au tout la logique de développement de la pensée Marx. Conserver et citer, à l’occasion ; reformuler, toujours…


- Le second obstacle est plus redoutable. Les précédentes crises tournaient autour de la révolution (est-il possible de subvertir l’édifice du capital jusqu’à l’abolir et comment y parvenir ?). La situation actuelle pose à la fois une question de révolution (comment rompre avec le système existant ?) et une question d’alternative (rompre pour construire quoi ?). Les débats du XIXe et début XXe siècle étaient dominés par le poids de l’échec des révolutions (1848, 1871) ; les nôtres sont surdéterminés par le fait que le XXe siècle a vu, tout à la fois, une révolution "marxiste" réussie et un échec global de son projet transformateur.

Je tire de tout cela une conclusion : pour que la pensée Marx échappe au dilemme meurtrier de la répétition et de l’abandon, il faut prendre ouvertement le parti de la continuité et de la transformation. Fusionnons les termes au lieu de les juxtaposer : le parti de la refondation.


3. Les longs chantiers de la refondation ne manqueront pas. J’en énonce ici cinq, comme autant de défis lapidairement résumés :

 

Par Roger Martelli, pour Cerisesenligne

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 11:15

Déclaration de la Gauche anticapitaliste, le 12 février 2012

adoptée à l'unanimité par les délégué-e-s réunis à Paris.

 

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(copyright phothèque rouge /Milo)

 

 

1/ Dans un contexte de crise globale du capitalisme, la zone euro et la France sont fortement frappées. Ce qui se traduit par une accentuation des remises en cause des conquêtes sociales, la généralisation des politiques d’austérité, l’imposition par les marchés, de gouvernements menant des politiques ultralibérales alors même que la crise apparaît comme le produit de ces mêmes politiques. La Grèce subit plans d’austérité sur plans d’austérité, tandis que les gouvernements de plusieurs États de l’Union Européenne ont été imposés par les marchés et choisis parmi le personnel de l’oligarchie capitaliste. Dans beaucoup d’États de l’Union Européenne, des pressions populistes et des progrès de l’extrême droite pèsent sur le champ politique.
Dos au mur, peuples, jeunes et travailleurs ont du mal à trouver le chemin de la riposte. Les grèves et les manifestations qui ont secoué divers pays capitalistes « avancés » ainsi que le mouvement des indignés indiquent cependant le potentiel de mobilisations.
A cette situation déjà lourde de menaces, s’ajoute une crise écologique d’une ampleur sans précédent. Catastrophe nucléaire, crise énergétique, menace climatique, pollutions généralisée, crise d’extinction des espèces… c’est finalement la capacité même de l’humanité à vivre décemment sur cette planète qui est en jeu

Lire la suite


 


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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 11:42

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Aujourd’hui, l'urgence pour notre pays c’est la mise en oeuvre d’une réelle alternative à gauche. Bien sûr, le départ de Sarkozy est indispensable mais il faut créer les conditions qui empêchent le retour de la droite par la mise en oeuvre d’une autre politique fondée sur l’humain plutôt que sur la finance.


La politique de santé est attaquée, les droits sociaux sont saccagés, des universités sont en faillite, les étrangers sont traqués, la TVA « sociale » annonce de nouveaux cadeaux au capital et une montée du chômage. Oui, vraiment il y a urgence !


Dans ce contexte, nous avons à faire un travail considérable de mobilisation, un travail du même type que celui accompli pour le non au référendum, mais d’une plus grande ampleur.


Nous avons l’absolue nécessité de rassembler tous ceux qui veulent ce changement et qui viennent d’horizons différents : Écologistes - car notre alternative ne peut être qu’écologiste et sociale -, communistes, républicains, socialistes déçus, anticapitalistes, indignés en recherche de perspectives, acteurs du mouvement social, syndicalistes. Tous ont été marqués par des échecs et des renoncements, des querelles de chapelles et des divisions sans fin.


Mais nous devons rassembler aussi tous ces salariés en lutte pour que leur travail soit reconnu à sa juste valeur, les enseignants mobilisés contre les projets destructeurs de l’école, les « indignés » de tous bords, les salariés que l’on jette à la porte des entreprises car pas assez «rentables » sans qu’à un seul moment on discute de l’utilité sociale de celles-ci ni du coût social de leurs licenciements, les jeunes des quartiers populaires dégoûtés de la politique. Il faut enfin convaincre ces ouvriers, ces chômeurs qui voient leur vie se dégrader et qui, désillusionnés, pensent que gauche ou droite c’est pareil et qui ne vont plus voter ou sont attirés par les illusions dangereuses du Front National.
Tous ceux-là et bien d’autres, nous voulons les rassembler.


C’est l’objectif que la FASE s’est donné depuis sa création. En juin 2011, au vu de vos réponses, nous avons décidé de participer au Front de Gauche, celui-ci représentant la seule tentative actuelle de rassemblement de la gauche de gauche. Nous voulons que ce front évolue, s’ouvre à d’autres, accueille des citoyens non encartés, des syndicalistes, des acteurs du monde associatif et que chacun s’y retrouve à égalité de droits et de devoirs, divers mais
rassemblés.


Aujourd’hui, nous mesurons le chemin parcouru : la création d’assemblées citoyennes, le réel intérêt qui se manifeste autour de notre candidat commun Jean Luc Mélenchon, l’espoir que notre Front suscite chez beaucoup de gens, son élargissement à d’autres forces. Bref, nous avons avancé, mais hélas trop de freins, d’obstacles, d’inutiles divisions, nous empêchent encore de donner à voir toute la dynamique nécessaire aujourd'hui.


Dans trop de départements et de circonscriptions, des organisations politiques du Front de gauche sont repliées sur une vision étroite de leurs intérêts de parti ou entravées par des liens de dépendance au PS.
Cela se traduit par des freins à la création d’assemblées citoyennes, parfois même à des refus d’en créer, par la volonté d’en limiter les débats ou, dans la dernière période, d’en faire de simples comités de soutien aux candidats aux législatives.


On pourrait penser que des candidatures issues des autres composantes du Front de Gauche ou du mouvement social allaient de pair avec la conception d’un front élargi. Dans une situation bien différente, certes, Izquierda Unida a su le faire en Espagne. Or, depuis des mois maintenant, les discussions n’aboutissent qu’à la proposition d’environ 5
ou 6 candidatures. Les autres devraient rester chasse-gardée du PCF, du Parti de Gauche et de Gauche unitaire. Ces « vieilles habitudes » qui reviennent au galop sont destructrices pour les capacités de rassemblement.

 

Faisons une proposition : Est-ce que vos trois organisations ne peuvent pas accepter que 10% des candidatures, c'est-à-dire un peu plus de 50 candidats, soient réservées pour d’autres formations du Front de gauche ou issues des propositions des assemblées citoyennes ? Nous choisissons un chiffre assez bas pour ne pas vous sembler excessif tout en étant significatif d'une véritable ouverture. Serait-ce une proposition tellement audacieuse qu’elle vous ferait
peur ?


Il y a des périodes comme cela où il faut accorder les paroles et les actes. Faute de quoi, c'est l'ensemble de la démarche qui sera décrédibilisée aux yeux mêmes de celles et ceux que nous voulons associer.


Le temps est compté.


Soit nous créons ensemble et de façon visible une dynamique forte, comme en 2005, qui marquera les élections Présidentielle et Législatives et permettra de construire un Front durable capable de faire vivre, dans les urnes et dans les luttes, la construction d’une alternative sociale et écologiste à la société capitaliste.


Soit, renfermés sur nos petits intérêts particuliers, nos replis identitaires ou notre incapacité à sortir du modèle social libéral, nous perpétuerons des habitudes politiques dont se détourne un nombre croissant d'électeurs et nous n’irons pas jusqu’au bout des espoirs que nous avons suscités.


Nous ne reprendrons pas l’expression ancienne « Il faut changer de braquet ». Malgré tout, elle donne sens à ce que nous avons à faire, aux responsabilités qui sont les nôtres, aux possibilités considérables qui nous sont offertes et à l’urgence de changer de société.


Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique
Paris le 9 Janvier 2011

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 12:22

Par Clémentine Autain, membre de la Fase et Stéphane Lavignotte, militant écologiste, ancien responsable des Verts, engagés au Front de Gauche.

 

 

Des adhérents quittent EELV. Certains disent déjà qu’ils ne renouvelleront pas leur adhésion. Et comme toute séparation, c’est triste. Un parfum de déception règne particulièrement chez celles et ceux qui sont attachés à une écologie politique articulée à la question sociale. L’impression de ne plus pouvoir peser à l’intérieur se mêle à la douleur d’envisager le départ de leur « pays politique ».

 

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Il y a l’actualité immédiate : la signature d’un accord avec le PS malgré les divergences, au nom de la constitution d’un groupe parlementaire. Fallait-il avaler l’austérité des comptes publics comme réponse à la crise ? Fallait-il céder sur la sortie du nucléaire, la VIe République ou encore l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-Des-Landes ? Beaucoup à EELV en doute. Et il y a une évolution de fond, durablement entamée depuis la participation au gouvernement Jospin entre 1997 et 2002 : une professionnalisation et une institutionnalisation qui ont achevé le rêve vert d’une politique autrement ; l’abandon – malgré les discours publics – d’une écologie qui se donne pas les moyens d’une remise en cause du capitalisme et du productivisme.

 

En 1992, Serge Moscovici, l’un des pères de l’écologie en France, s’inquiétait (déjà) de la généralisation d’une écologie vieillie prématurément, conformiste et banalisée, qu’il appelle « écologie d’intention », appelant à approfondir le sillon initial d’une « écologie d’invention ».

 

Lire la suite : le blog de Clémentine Autain

 

Voir aussi :

link Pour une alliance ELLV-Front de Gauche

link Cause écologique et cause anthropologique, par Lucien Sève

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 10:32

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Pour une alliance Europe-Ecologie - Front de Gauch, par Stéphane Lhomme

afin que les écologistes :
- ne se renient pas sur le nucléaire
- n'aident pas le PS à infliger l'austérité aux français

Les actuelles négociations entre Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et le Parti Socialiste (PS) font l'objet d'une forte couverture médiatique mais, curieusement, personne ne semble se demander pourquoi EELV ne négocie qu'avec
le PS.
Or, il existe d'autres forces à gauche, en particulier leFront de Gauche (FdG) et le Nouveau parti anticapitaliste (NPA).
Au nom de quoi l'horizon des écologistes se limiterait-il exclusivement à discuter avec le PS ?
La question mérite d'autant plus d'être posée que la négociation en question semble inévitablement devoir se terminer par une défaite des émissaires d'EELV :
le PS a une longue expérience des tractations avec ses "alliés" et a toujours été implacable avec eux, les rabaissant au rang de supplétifs et les amenant à se renier en échange de quelques circonscription pour les "chefs". Le PCF peut en témoigner de longue date.
Négocier avec le PS n'est donc pas franchement porteur d'avenir pour les écologistes d'autant que, comme si la catastrophe Fukushima n'avait jamais eu lieu, le PS et son candidat François Hollande se veulent inflexibles sur le nucléaire : il n'est pas question d'envisager le moindre plan de sortie, ni même de stopper le chantier du réacteur EPR, pourtant déjà plombé par les retards, les surcoûts, les malfaçons.
Alors, pourquoi continuer à discuter avec le PS, ou du moins exclusivement avec le PS ? Les écologistes doivent immédiatement proposer des négociations au Fdg et au NPA, dans le but de créer un grand Front de la Gauche et de l'Ecologie (ou de la Gauche et de l'écologie, ou de la Gauche écologiste, etc. Peu importe).
Il ne s'agirait pas pour autant de remettre en cause les différentes candidatures à l'élection présidentielle : bien sûr, dans l'absolu, une candidature unitaire serait le mieux, mais elle semble improbable et, après tout, rien ne s'oppose à ce que Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou fassent entendre chacun le point de vue de leurs courants respectifs.
En effet, une alliance électorale pour les législatives ne signifierait en rien une fusion générale dans un mouvement unique : des divergences évidentes existent entre ces mouvements, comme par exemple… sur le nucléaire. On y revient toujours !
Mais, autant le PS reste immuablement pronucléaire, autant il est possible d'avancer sur cette question avec les autres formations de gauche : le Parti de gauche (composante du Front de Gauche) et le NPA ont pris position pour la sortie du nucléaire. Seuls les dirigeants du PCF restent encore accrochés à l'atome mais il semble que ce soit de moins en moins le cas à la base. Et l'arrivée d'EELV dans un Front de gauche élargi à l'écologie ne manquerait pas de faire pencher la balance du bon côté.
Par ailleurs, la question du nucléaire n'est pas le seul enjeu majeur et les écologistes feraient bien de réfléchir à la suite des évènements : si François Hollande est élu Président de la République, il est avéré qu'il infligera à la population française les mesures les plus restrictives et antisociales, et ce afin de "rassurer les marchés" (qui ne le seront jamais et exigerons toujours plus de sacrifices).
Ce n'est pas à la population de rembourser des dettes dont elle n'est pas responsable et de se sacrifier pour rétablir les profits des banques et des multinationales. Et les écologistes n'ont pas à participer à un gouvernement anti-écologiste et antisocial.
On me rétorquera qu'il faut bien "battre Nicolas Sarkozy". Hé bien, au second tour de la Présidentielle, les électeurs auront la possibilité de remplacer l'actuel Président par quelqu'un d'autre. Il n'y a donc manifestement aucune raison pour se renier en faisant avec le PS une alliance... contre-nature.
Stéphane Lhomme
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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 17:59


Faut-il voir le capitalisme comme un rouleau compresseur qui écrase tout sur son passage ou révèle t-il des contradictions qui sont autant d’aveux de faiblesse ?


Des cadres de l’UMP mettent en garde contre « des mesures qui conduiraient à la récession» ; Bayrou évoque la « taxation des délocalisations » ; Arthuis envisage « que l’Etat renfloue les banques et qu’aucune décision de leur part ne soit prise sans lui » ; Coppé et Barroso « dénoncent » le pouvoir exorbitant des agences de notation. Evidemment, ce sont des fauxsemblants.
En face, une part de la planète se dresse pour accuser les règles du capitalisme. Bien sûr, la colère ne débouche pas sur l’action politique nécessaire. Sarkozy semble même ne pas avoir dit son dernier mot. Mais ces manoeuvres ne révèlent-elles pas en creux, l’existence d’une disponibilité nouvelle des exploités pour chercher des solutions réelles ?
Le Front de Gauche n’est pas encore identifié comme une force porteuse d’alternative. Pourquoi ? Sa campagne, est-elle au niveau de cette disponibilité et des contradictions si aigües du capitalisme?


« Faire payer le capital, ou le taxer » : le mot d’ordre paraît fort. Mais cet été, le Nouvel Obs a publié les déclarations de PDG qui clamaient « taxez-nous »; Baroin déclare taxer le capital. Hollande s’en prend (verbalement) aux inégalités. Où sont les points qui font la clarté ? Seulement une variable du niveau de taxation ? Le problème est-il de faire payer le capital ou de l’empêcher de nuire ? « L’humain d’abord » : bien.


Mais connaissez-vous quelqu’un qui dise « l’argent d’abord » ? « Place au peuple » ou « le pouvoir au et
du peuple » ? Où se situe ce qui distingue la rupture avec le capitalisme ? Il ne s’agit pas de surenchère. Si nous voulons que le Front de Gauche aille au-delà de 2012, cela exige que ce qui l’identifie nous projette au-delà. La raison de notre participation aux élections implique d’en faire une étape pour que le peuple, au travers de ses mouvements, de ses rapports avec des élus, perçoive qu’il peut se transformer en lieu de pouvoirs sur l’économie et sur les institutions. C’est dans la projection d’une vraie rupture que se joue l’immédiat par le dépassement de la crise de la politique. Nous
avons besoin de rendre possible un écart plus grand avec la normalité actuelle. Or les uns et les autres, avons une culture politique qui nous permet que là soit notre apport.

 

Editorial Du Buletin N°9 du 20 Novembre de Convergences et Alternative

 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 17:34

 

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Les représentant-e-s de la FASE ont déclaré être prêt-e-s à participer à cette discussion depuis le mois de juin pour s’adapter aux formes de lancement du Front de Gauche

Les dirigeants des trois composantes d’origine ont tenu à se livrer à des « négociations », auxquelles nous n’avons pas été invités à participer parce qu’elles étaient commencées avant l’été. Ils voulaient terminer cela entre eux et ont annoncé qu’ils seraient évidemment ouverts aux nouvelles composantes une fois un pré-accord intervenu entre elles.

Nous les avons donc informés, dès le 12 juin, que nous discuterions de l’accord sur les législatives à la suite de leur accord pour la transformation du Front de gauche qui conditionnait notre participation. Ils ont répondu positivement à ces demandes et un communiqué, le 2 juillet, a enregistré l’existence d'un Front de gauche avec six composantes.

La question des législatives devait être traitée dès le mois de juillet puis, au vu des « difficultés entre eux », ils ont reporté cette réunion avec les six composantes en septembre.

Un accord à trois a été signé le 16 septembre.
Pour beaucoup, il se réduit à un jeu absurde de répartition de ce que peuvent « rapporter » des législatives. Car le financement des activités politiques se fait sur la base de 1,65 euros par électeur pendant cinq ans pour les formations ayant présenté des candidats dans au moins 50 circonscriptions et ayant obtenu au moins 1 % des suffrages… Après une présidentielle qui est loin d’être jouée, selon de bons ou de faibles résultats de Jean-Luc Mélenchon, qui peut aujourd’hui calculer les effets sur des législatives menées de façon dynamique ou platement électoraliste ?


Pour ce début novembre, il a été annoncé aux quatre nouvelles composantes qu’une réunion sur ces questions aurait sans doute lieu dans quelques jours.


Nous sommes bien obligés de figurer dans ces discussions si nous voulons dire : l’accord à trois composantes ne convient pas, dans la mesure où celui-ci est intervenu en faisant fi de la plupart des situations locales.
Nous ne voulons pas lancer de polémique publique sur ces avanies parce que cela pourrait freiner le décollage des Assemblées citoyennes et le lancement de la campagne. Nous voulons seulement faire lever ces obstacles à une activité dynamique menée en commun prenant en compte la diversité des composantes et des personnes diverses qui veulent s’y joindre.
Le dépôt de candidatures aux législatives ne se fera pas avant la présidentielle, c’est la loi électorale. En fait, pour avoir le temps de construire la campagne en commun, beaucoup de participants veulent que les comités locaux du Front de Gauche, en lien avec les Assemblées citoyennes, fassent le choix des candidat-e-s. Elles et ils le diront localement quand ce n’est pas déjà fait. Gageons que cela sera une question, dès que ces Assemblées citoyennes et ces collectifs locaux se développeront.


Afin d’être compris, nous devons disposer d’un mandat.


Une première règle simple : PAS UN SIMPLE ACCORD ÉLECTORAL, UN RASSEMBLEMENT DE TOUTES LES FORCES
Nous ne négocions pas pour défendre des intérêts de boutiques, mais nous parlons au nom de la dynamique unitaire et de la transformation nécessaire du Front de Gauche. Les primaires du PS ont fait la démonstration que, si le Front de Gauche ne réussissait pas à apparaître comme le creuset qui rassemble forces sociales, syndicales, associatives et politiques - comme l'avait fait le mouvement populaire que nous avons connu en 2005 - il n’aurait pas la force d’attraction nécessaire pour éviter un nouveau pas vers le bipartisme. C’est de la réalité d’un tel rassemblement que dépend la possibilité que l’exaspération sociale trouve à s'exprimer de façon positive lors des prochaines échéances électorales.


Deuxième règle simple : SE DONNER UN DÉLAI POUR RASSEMBLER VRAIMENT
Pour ces législatives il faut enregistrer une nécessité : qu’un délai soit donné jusqu’en janvier. Nous attendons bien depuis juillet. Des Assemblées locales peuvent parfaitement disposer de deux mois de plus pour discuter ! Sauf, évidemment, dans le cas où un accord existe, vérifié par les sept composantes (voire plus) et des réseaux associatifs et syndicaux, bref des assemblées citoyennes réellement constituées et pas de simples « cartels élargis » de responsables politiques.
Il nous est déjà annoncé que de nombreux collectifs et comités de Front de Gauche ne feront pas campagne pour les candidat-e-s des législatives si la situation telle qu'elle se présente aujourd'hui n'évolue pas.


Troisième règle simple : DÉVELOPPER LA CAMPAGNE TOUT DE SUITE
Une liste de circonscriptions nous a été demandée. Elle comporte 24 circonscriptions, et a été donnée il y a plus de trois semaines. Cette liste correspond aux résultats de discussions locales dans lesquelles les responsables des trois composantes veulent que les dirigeants nationaux assument un rôle.
Nous avons aussi annoncé que certains départements allaient en proposer d’autres.
Si l’accord se fait rapidement, nous tombons dans le cas de la première règle ci-dessus. Sinon, cela ne contredit pas - pour nous au moins – l’animation d’activités politiques avec mise en place des Assemblées citoyennes.


En fait, une discussion est à reprendre quasiment partout où des candidatures sont imposées par des dirigeants trop zélés qui ont conservé les pratiques qui ont mené au gâchis de 2007. Que chacun se rassure : les candidats désignés par tel ou tel parti seront pris au sérieux. Sans doute finiront-ils souvent comme les candidat-e-s retenu-e-s par toutes et tous. Mais il n’est pas possible, en voulant imposer des ordres, de mobiliser des enthousiasmes.


Pour notre part, d’ailleurs, nous n’avons pas renoncé à ce que le Front de gauche puisse attirer, au-delà de ses sept composantes actuelles, des forces comme Les Alternatifs et le plus possible de militant-e-s du NPA par exemple. C'est possible, dès lors qu'est clairement affirmé l’objectif stratégique d’une réelle alternative à la droite et au social-libéralisme du PS et de ses alliés de même que la nécessaire unité pour une force de transformation sociale et écologique la plus large possible !


Développons, partout et tout de suite, l’animation d’activités politiques avec mise en place des Assemblées citoyennes !

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