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  • : Blog du comité montreuillois de la FASE. La politique ne peut rester une affaire de spécialistes et doit devenir l'exercice plein pour chacun-e de sa citoyenneté. L'action des élu-e-s doit être dans un prolongement des mobilisations et un moyen de dialogue permanent avec celles-ci au sein des institutions. Convergence, rencontre, pratiques mises en commun, en regroupant la pluralité des cultures et parcours
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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 19:49

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COMMUNIQUE DES ELUS DES GROUPES RGC/PG et PCF/FASE

 

Dominique ATTIA, Stéphane BELTRAN, Muriel BENSAID, Jean-Jacques SEREY,

Danièle CREACHCADEC, Gaylord LE CHEQUER, Juliette PRADOS,

 

 

13 salariés de la SEM stationnement M2S

sous le coup d’un plan de licenciement économique

 

 

Les conséquences des choix politiques de la municipalité continuent à faire de gros dégâts parmi la population mais aussi le personnel, qu’il s’agisse du personnel communal ou de celui des Sociétés d’Economie Mixte (SEM) de la ville.

 

Le 29 mars dernier, la municipalité décidait de retirer sa confiance à la SEM M2S qui assure depuis de très nombreuses années et sans que ne puisse lui être reprochée la moindre défaillance, la gestion de plusieurs parkings couverts de la ville ainsi que le stationnement payant sur voirie. C’est à un groupe privé, EFFIA, que la ville a donc décidé de confier cette délégation de service public. Les raisons qui ont prévalu à cette décision sont de l’ordre de la recherche d’une rentabilité immédiate pour la ville et cela malgré de prévisibles et lourdes conséquences, à moyen terme pour les Montreuillois et à très court terme pour le personnel actuellement en poste. 

 

La ville brade ainsi des secteurs entiers de l’intervention publique auxquels les Sociétés d’Economie Mixte contribuent pourtant puisqu’elles permettent à l’administration publique une gestion plus souple de ses activités tout en conservant un contrôle fort de la part de la puissance publique par la présence des élus dans le conseil d’administration.

 

Six mois après, cette décision politique a une conséquence humaine dramatique puisque sur l’ensemble des salariés de cette SEM, treize se voient aujourd’hui purement et simplement sous le coup d’un plan de licenciement économique. La municipalité aimerait ne pas avoir à assumer publiquement cette situation, conséquence directe d’une décision de privatisation contestable, mais les salariés sont en droit d’exiger des explications à la ville, principale actionnaire de la SEM.

 

Nous demandons aux représentants de la ville au sein du Conseil d’administration de la SEM M2S d’engager un véritable dialogue social avec les salariés en refusant l’individualisation des procédures et en respectant l’ensemble des procédures garantissant le droit des salariés.

 

Nous demandons enfin que cessent toutes privatisations de missions de service public. Privatisations que nous jugeons incompatibles avec la nécessaire sauvegarde de l'emploi et la nécessaire lutte contre la précarisation de l'emploi. Cela est vrai dans le cas présent où il s'agit de missions assurées par les SEM de la ville comme cela est vrai dans le cas des missions assurées par les services municipaux en refusant, par exemple, le recours à une société privée pour le nettoyage de la voirie.

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 10:00

Etranglé par les dettes, le CHI André-Grégoire va recevoir une aide exceptionnelle de 5 M€ de l’agence régionale de santé et prépare un plan de retour à l’équilibre.

Julien Duffé | Publié le 18.09.2012, 05h33

MONTREUIL, JUIN 2012. La pétition lancée en juin par un collectif, très attentif à l’évolution de la situation, pour la défense de l’hôpital atteint aujourd’hui 3 000 signatures. | (lp/j.d.)

La bouffée d’oxygène est bienvenue mais elle reste insuffisante. Etranglé par les dettes à la suite de lourds investissements initiés en 2004, menacé par deux emprunts toxiques, le centre hospitalier intercommunal (CHI) André-Grégoire de Montreuil devrait recevoir jeudi une aide exceptionnelle de 5 M€ de l’agence régionale de (ARS) pour renflouer sa trésorerie.
De quoi payer ses fournisseurs, dont certains attendent depuis… quatre mois et demi. En juin, la maire (EELV), , présidente du conseil de surveillance de l’hôpital, avait alerté la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, sur la situation financière « intenable » de l’établissement.

Les toujours inquiets


« Ces 5 M€ nous permettent de passer un cap, reconnaît Michèle Damon, directrice du CHI. Sans cette aide, nous n’aurions pas pu boucler l’exercice 2012. » Le budget 2012, initialement rejeté, a été approuvé fin juillet par l’ARS. Reste à l’Agence à se prononcer sur le plan de retour à l’équilibre proposé mi-juin par la direction pour sortir durablement du rouge. La direction réfléchit notamment à un partenariat avec la clinique Floréal de Bagnolet. « L’installation des activités de la clinique sur notre site avec mutualisation du plateau technique est une piste intéressante », souligne Michèle Damon, qui prévoit aussi une réduction de 8 postes par an sur quatre ans (hors effectif soignant).

L’agence régionale de santé explique cependant toujours travailler sur le plan. « Nous suivons de très près cet établissement, l’un des plus déficitaires avec 10 M€ de dettes, explique un porte-parole. Mais l’hôpital dispose d’une offre de soins importante, de personnels de qualité qu’il ne faut pas décourager. Il faut retrouver une dynamique positive. »

En attendant, la pétition de défense de l’hôpital lancée en juin par un collectif réunissant syndicats de personnels (CGT-SUD-Unsa), usagers, médecins et municipalité atteint aujourd’hui les 3000 signataires. « La situation reste critique, donc on continue », souligne Dominique Nilenkovic, président de l’association des usagers. Les syndicats s’interrogent. « De gros points d’interrogation subsistent sur un éventuel partenariat avec le privé, relève Corinne Mazet, à l’Unsa. Et ce n’est pas avec deux blocs qu’on va développer l’activité. » Le ton est encore plus critique à la CGT. « La direction est dépassée, l’ARS laisse pourrir la situation et a laissé tomber Montreuil, dénonce Brigitte Morane, déléguée CGT. Aujourd’hui, la survie de l’établissement est en jeu. »

 

Le Parisien

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 14:10

À en croire les dirigeant-e-s européen-ne-s, nous vivons au-dessus de nos moyens. On a voulu nous faire croire que l'Europe améliorerait nos vies mais le contraire se produit.


C’est avec raisons que le Front de Gauche grec, SYRIZA, propose de rester dans la zone euro mais d’en changer les règles et d’annuler les « dettes » que la population n’a aucune raison de payer à la place des banques, des armateurs, de la riche Église orthodoxe, de tous les profiteurs.

 

 

 

 

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 17:19

Depuis des années on cherche à nous imposer l'idée que « l’État n’est pas la solution mais le problème »vis-à-vis des difficultés socio-économiques qui s'amoncellent. Est visé bien sûr l’État « social » ou « providence » comme on l’appelait à l’issue de ces «Trente glorieuses» qui ont vu les rapports entre capital et travail s’améliorer relativement et temporairement au profit du deuxième. Dans cette logique s’est construite une Europe néolibérale fondée sur la concurrence « libre et non faussée ».


De cette offensive idéologique et politique menée avec une grande cohérence et dans la durée, le Service public est la grande victime. L’État néolibéral, pas du tout affaibli, lui mène la vie dure : la santé, l’éducation, la justice, l’emploi, le logement, les transports, l’énergie, l’environnement, les communications, l’information, la culture, le sport … tout est soumis à la concurrence, au management, à la marchandisation, à l’austérité pour un service minimum garanti.


Ces politiques ont produit les crises financières, économiques, écologiques et sociales que nous subissons aujourd’hui ! Les dégâts « collatéraux » en sont des régressions sociales et idéologiques qui se traduisent partout dans le monde et particulièrement en Europe, par la montée de la pauvreté, des inégalités, des violences et des replis communautaires.

 

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Face à l'ampleur du désastre, on nous parle aujourd'hui du nécessaire retour de l’État, de la nécessité de soigner une Europe qui devient chaque jour un peu plus, le problème. Mais c’est un État gendarme, autoritaire, agent très actif pour imposer toujours plus d’austérité, avec la menace de replis nationalistes, voire xénophobes, face à la « mondialisation » qui n'est plus «heureuse» du tout. C’est une Europe qui au mépris de la démocratie conduit des pays à la ruine, comme la Grèce en est la dramatique et scandaleuse démonstration.


On nous vend la « compétitivité ». Où il est toujours question que beaucoup perdent pour que quelques-un-es gagnent. C’est l’aberrant exemple des huit « initiatives d’excellence» (Idex) qui vont se répartir plusieurs milliards d’euros pendant que toutes les autres universités vont végéter. Qu’importe, si « nous » réussissons enfin à monter sur le podium de Shanghai ! Voilà donc les États, les régions, les départements, les communes, les « pôles métropolitains » engagés dans la lutte pour « l’excellence ». Non pas pour que toutes et tous soient excellent(e)s, mais pour gagner contre son voisin au tirage d'un loto évidemment anti-solidaire et anti-égalitaire, dans lequel seuls quelques « heureux » gagnent alors que des millions d’autres ont perdu. Logique folle et destructrice à laquelle il faudrait nous plier au nom de la dette et de nos dépenses publiques insupportables.


En France les effets de la RGPP - Révision Générale des Politiques Publiques - sont pourtant malheureusement connus, en terme de dégradation des services publics – voire de disparition –, en terme de délitement de la solidarité et enfin en terme de souffrance au travail pour toutes celles et tous ceux qui en ont encore. La réforme des collectivités locales, l’offensive contre les associations viennent compléter l’offensive.


Partout des résistances, parfois momentanément victorieuses, mais toujours vouées à reprendre, se mènent. Mais surtout partout des collectifs se mettent en place pour élaborer des alternatives et proposer de nouvelles pistes pour reconstruire de façon plus démocratique et plus efficace des services publics à partir des besoins des populations et des territoires.

Mars 2012 peut et doit être le début du « Printemps du Service Public ».

  • Le 3 mars à Clermont Ferrand à l’appel de la Convergence du rail

  • du 14 au 17 mars à Marseille pour le Forum alternatif mondial de l’eau

  • le 24 mars à Aubagne pour la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité

  • le 31 mars dans toutes les villes de France à l’appel du collectif « Libérons les élections », du « Collectif pour un audit citoyen de la dette publique » et de celui « Pour un Pôle public financier au service des Droits ! »

  • et tout au long de ces semaines avec les parents d’élèves et les personnels contre les fermetures de classes et des RASED

  • partout avec les usagers, les personnels concernés et les élu-es pour les services publics locaux.

Ce printemps du Service Public doit préparer un nouvel été.

Nulle nostalgie, ni retour à un passé idéalisé. Nous voulons construire, développer et améliorer un Service Public, démocratiquement géré et piloté. Logement, petite enfance, dépendance, finances, information… de nouveaux Services Publics doivent être construits. Aménagement égalitaire du territoire, développement durable, épanouissement de tous et toutes. Le Service Public que nous voulons contribue fondamentalement à faire que notre société réponde aux besoins économiques, sociaux, culturels et sanitaires… du plus grand nombre, avec une autre répartition des richesses et des moyens.


Nous partageons l’idée que le Service Public est seul capable de répondre à une définition et gestion démocratique des biens communs, d'assurer la satisfaction des besoins fondamentaux de chacun(e) sans discrimination d’aucune sorte, genre, origine, croyances, et opinions philosophiques. L’élaboration et la mise en œuvre de l’intérêt général, la redistribution des richesses qu’il induit, la solidarité qu’il nécessite et mobilise, l’implication populaire qu’il exige, participent de la construction d’une société démocratique et durable, tant pour les humains que pour les ressources de la planète.


C’est pourquoi nous vous appelons à rejoindre, participer et développer ces combats d’avenir. Nous demandons aux candidat-es aux différentes élections qui viennent de s’engager résolument pour le Service Public, ce « patrimoine de ceux qui n’en ont pas ».

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