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  • : Blog du comité montreuillois de la FASE. La politique ne peut rester une affaire de spécialistes et doit devenir l'exercice plein pour chacun-e de sa citoyenneté. L'action des élu-e-s doit être dans un prolongement des mobilisations et un moyen de dialogue permanent avec celles-ci au sein des institutions. Convergence, rencontre, pratiques mises en commun, en regroupant la pluralité des cultures et parcours
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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 17:04

La réunion de travail qui s’est tenue le 15 juin 2013 à St Denis a constitué une étape positive du processus de rapprochement. Au-delà du « courant d’idées » constitués jusqu’à maintenant, il s’agit de travailler à constituer un courant politique commun dans le Front de gauche, courant rassemblant des composantes organisées et des individus non membres d’organisations.

 

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Les 200 militant-e-s, réuni-e-s à St Denis le 15 juin 2013 à l’appel de 4 organisations (Alternatifs, Convergence &Alternative, Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique, Gauche Anticapitaliste), de militants de la Gauche Unitaire et d’animateurs de l’initiative « Tous ensemble » ont travaillé sur un socle commun, des textes qui ont été préparés et discutés :
1- Notre orientation politique.

2- Des convictions programmatiques partagées.

3- Avec et dans le front de Gauche, dans les mouvements sociaux, construire une force politique nouvelle pour l’émancipation.

4- Municipales 2014


Notre regroupement s’inscrit pleinement dans le Front de Gauche. Notre objectif est de le construire, de l’élargir et de le doter d’un fonctionnement démocratique pour que les centaines de milliers de personnes  qui aspirent à construire une alternative dans ce pays puissent s’y rassembler et qu’il se constitue à terme comme une nouvelle force politique de gauche porteuse d’une stratégie de transformation sociale et écologique.


Notre regroupement vise également à formuler des propositions, à intervenir sur toutes les questions politiques, dans toutes les mobilisations qu’il estime nécessaire, y compris lorsque le Front de Gauche n’y est pas impliqué en tant que tel.


Comme le montrent les textes débattus à la réunion du 15 juin, notre regroupement veut contribuer à reconstruire un horizon d’émancipation, de dépassement du système capitaliste.

À l’opposé des logiques d’adaptation au capitalisme et au productivisme, nous agirons pour changer les rapports de force au sein de la gauche pour y faire prévaloir une orientation qui donne la priorité aux besoins sociaux et environnementaux et se nourrisse de l’apport de tous les combats pour l'émancipation. Pour construire cette alternative, nous combinerons l’intervention dans les luttes de classes et l'ensemble des luttes sociales, écologiques, démocratiques et féministes, de l’entreprise à la cité, et dans les institutions.


Le processus de constitution de ce nouveau mouvement demandera du temps. Il s’agit de se regrouper et aussi de produire du neuf. Pour que puissent se poursuivre les débats publics et la convergence de courants politiques d’origines différentes, permettre à toutes celles et tous ceux qui veulent se joindre à ce projet d'en être les acteurs à tous les niveaux, une pratique politique commune sera nécessaire.


Notre regroupement vise à rassembler, sans la nier artificiellement, la diversité de nos expériences pour aboutir à une organisation commune et constituer une force, qui se dotera d’un fonctionnement démocratique, où la voix de chaque individu compte et où seront recherchés les plus larges consensus, respectera la parité hommes/femmes, une structuration mixte avec d'une part, suivant les rythmes de développement possible, des adhésions individuelles à des collectifs locaux dotés d'une large autonomie et, d'autre part, des  courants et composantes organisées à l'échelle nationale.


Plusieurs étapes se dessinent déjà :

- Les 23 et 24 novembre 2013 se tiendra une assemblée ouvrant un processus de constitution d’un mouvement commun.

Elle sera le moment d’un large appel public. Elle sera l’occasion de travailler sur les enjeux de la situation politique, notamment des prochaines électorales municipales et européennes, de se donner une nouvelle dénomination commune, des principes de fonctionnement partagé, de se doter d’outils de communications communs, de définir les prochaines étapes du travail de rapprochement engagé afin d’aboutir à la constitution d’une nouvelle organisation politique commune.

 

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Après la réunion du 15 juin, les prochaines étapes, qui font accord entre toutes les forces parties prenantes doivent permettre d’approfondir le travail engagé :


- D’appeler tous les militants intéressés par ce projet et tous les groupes des organisations politiques constitutives à constituer des collectifs locaux dans toutes les villes et régions françaises, en trouvant à chaque fois les modalités d’action au consensus, qui permettent la participation la plus large. A chercher chaque fois que possible une intervention commune dans les cadres du FdG et lors d’initiatives publiques.

- De poursuivre le travail d’échange et d’élaboration autours des quatre textes mis en débat à la réunion du 15 juin pour aboutir à une nouvelle version à la prochaine réunion nationale.

- D’organiser le 23 aout, à la veille des Estivales citoyennes du Front de Gauche à Grenoble, une journée de réflexion sur les échéances politiques et la constitution de notre nouveau mouvement.

- D’éditer en complément de la poursuite du bulletin « Trait d’union » lors d’initiatives ponctuelles des matériels publics communs, sans que cela n’empêche chaque composante de sortir son propre matériel.

- De créer des commissions de travail, en coordination avec le comité de liaison, sur

  1. les municipales,
  2. les débats et initiatives nécessaires dans le cadre du Front de Gauche,
  3. les modalités de fonctionnement et les outils nécessaires pour notre nouveau mouvement,
  4. le nom et le graphisme (logo…)

ces commissions seront composées de représentants des courants politiques élargies à des militants investis sur ces sujets.

- De mandater le comité de liaison national rassemblant des représentants des courants politiques organisés et des personnes non membres d’organisation pour coordonner le travail des commissions, préparer ces pré-estivales, les assises de novembre. Il est notamment chargé de préparer deux réunions ouvertes aux représentant-e-s des collectifs locaux, l’une le 23 aout, l’autre un samedi fin septembre pour préparer de la façon la plus large possible les assises de novembre.


Adoptée à l’unanimité des présent-e-s.

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 18:54

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Lettre ouverte au Front de gauche de Montreuil, à toutes les forces et tous les citoyen-nes qui veulent un Montreuil populaire, solidaire et résistant.

 

Madame, Monsieur, Cher-e-s camarades,

 

La réunion qui s'est tenue le 20 mars dernier à l'invitation de la FASE et de la Gauche Anticapitaliste a réuni plus de cinquante militant-e-s, citoyen-ne-s, habitant-e-s de Montreuil. Nos débats à propos des prochaines élections municipales nous ont permis de dégager des axes de réflexion et d'actions, que nous souhaitons partager largement.

 

*                     Les élections municipales de 2014  se dérouleront deux ans après la défaite de Nicolas Sarkozy et de l'UMP. Depuis cette défaite, les attaques contre nos droits sont quotidiennes : plans de licenciements, coupes budgétaires, accord national interprofessionnel, menaces sur les retraites... A l'échelle européenne, François Hollande s'inscrit dans la lignée de ses prédécesseurs, validant le traité signé par Sarkozy et Merkel, et poursuivant la construction d'une Union Européenne faite par et pour la finance.

*                     L'élection de 2014 constitue la première échéance politique depuis 2012. Nous regrettons que le gouvernement ait décidé de s'engager dans la poursuite de politiques d'austérité qui ont démontré leur inefficacité au lieu de développer d'autres solutions.

*                      Au contraire, nous voulons présenter des alternatives réelles tout en sachant que les marges de manœuvre qui pourraient permettre aux collectivités d'amortir le choc de la crise sont de plus en plus réduites.

 

A partir de ces constats, nous souhaitons indiquer quelle démarche d'ensemble nous semble nécessaire pour aborder cette échéance municipale.

 

Les axes d'une campagne politique en 2014 sont multiples. Ils devront mettre en avant et s’articuler autour de la lutte contre l'austérité. Nous voulons donc faire de cette échéance une campagne de résistance et d'espoirs. Résistance, car nous ne considérons pas qu'une bonne pratique municipale suffira seule à changer la vie des montreuillois-e-s, et parce que nous souhaitons construire les résistances nécessaires avec les populations et les élu-e-s. Espoirs, car les mobilisations collectives et le travail des élus peuvent dessiner un autre avenir pour les habitant-es de cette ville.

 

De nombreuses questions sont à travailler sérieusement :

*                    Quelles solutions face au poids des dettes : moratoire, audit, non remboursement des dettes illégitimes...

*                    Comment éviter l'éviction progressive des classes populaires de notre ville: Quelles interventions publiques sur le foncier (planification, contrôle des loyers, préemptions, réquisitions…)

*                    Face aux diminutions des budgets publics, repenser la fiscalité, les taxes locales.

*                    Face à la crise écologique, plan d'investissement massif dans la rénovation des logements et développement local systématique des énergies renouvelables et des transports en commun

*                    Face aux besoins sociaux, défense et développement des services publics de proximité (centres de santé, eau, crèches, services culturels et sportifs...) et gratuité d'accès aux besoins de base...

*                    Face au racisme et au tout-sécuritaire, politique d'accueil des populations victimes de rejet et de discriminations racistes.

*                    Face à la confiscation des pouvoirs par quelques élites, approfondissement de la démocratie active, rapprochement des lieux de décision (Quel rapport à Est-Ensemble), pouvoirs décisionnaires pour les conseils de quartiers, engagement des élu-e-s à limiter leurs mandats, rotation des mandats à réfléchir...

*                    Face aux modèles de vie imposés par le système consumériste ambiant, soutien aux initiatives de mode de vie et d'organisation alternatifs (AMAP, coopératives, lieux alternatifs, festivals auto-organisés, actions culturelles et sociales...)

*                    Penser et définir une politique culturelle ambitieuse ancrée dans les réalités populaires locale. Soutien et développement des lieux et équipements de culture dans le respect de leur autonomie.

*                     Rapports avec les habitants et les personnels municipaux fondés sur le respect mutuel, l’écoute et le dialogue, et la recherche de processus de co-élaboration.

 

Avec une municipalité qui s'est largement déconsidérée, nous voulons un changement de majorité.

 

Pour cela, nous voulons œuvrer avec les forces du Front de Gauche mais aussi avec tous ceux et toutes celles qui veulent construire cette alternative. Ceci implique de  présenter une liste, et une seule, soutenue par le Front de Gauche, ouverte et large, mais autonome des soutiens de la politique gouvernementale, pour une gauche de combat qui ne renonce pas.

Pour nous, face au bilan de Dominique Voynet, cette autre gauche ne peut être représentée par J.P Brard. L'ancien maire, qui a déjà perdu deux élections, symbolise le passé et une politique municipale sanctionnée en 2008. En 2014, il faudra de nouveaux visages.

Cependant, il nous semble très prématuré de parler aujourd'hui, un an avant l'élection, de tête de liste. Il nous faut au contraire combattre les habitudes de personnalisation et professionnalisation de la politique qui invitent à se ranger derrière un homme, ou une femme, providentiel-le. Il nous faut au contraire élaborer et mener campagne collectivement, à partir d'une démarche et de projets précis, pour une liste de résistance et d'alternatives à l'austérité, mais aussi de solidarité avec les luttes contre les injustices partout dans le monde. Pour préserver le caractère collectif de notre démarche, il nous semble nécessaire qu'une équipe pluraliste d'animation de la campagne soit désignée. Le choix de la tête de liste, et la composition de la liste se ferait alors en fin de campagne par des modalités qu’il reste à définir.

Montreuil Avenir a une responsabilité dans la possibilité d'une telle perspective. Regroupant trois organisations (PCF, PG, GU), il constitue une bonne part du rassemblement que nous appelons de nos vœux.

De même, la démarche de réflexion initiée par le RGC au travers de ses ateliers populaires nous semble porteuse de sens.

Pour cela, il s'agit de se prononcer sur l'amplitude de la démarche de rassemblement initiée : Comment mener une campagne collective, dans laquelle la tête de liste ne soit pas un obstacle mais devienne une question discutée et maitrisée par tous.

 Autour de quels axes politiques prioritaires mener une telle campagne ? C'est autour de ces questions, et de bien d'autres, que nous souhaitons nous adresser aux militant-e-s du Front de Gauche, aux forces et aux citoyens qui veulent s’engager dans la construction d’un nouveau projet pour Montreuil, et leur proposer de mener ensemble des débats publics permettant de traiter ces questions et d'avancer ensemble vers une campagne commune en 2014.

Nous ne voulons pas de plusieurs listes du Front de Gauche !

Nous voulons une démarche collective qui permette de construire un projet, une méthode et une équipe.

Il est encore temps d’agir ensemble!

 

Yann Abraham, Raoul Alonso, Dominique Attia, David Beaunier, Saphia Beltran, Stéphan Beltran, Murielle Bensaïd,  Franco Bianciardi, Patrick Chaize, Pascale Chouffot,  Pierre Cours-Salies, Christian Darceaux, Karine Emery Diop, Bernard Everaere, Christiane Fernandez, Richard Galera, Serge Garbay, Jacqueline Garcia, Vincent Gay, Olivier Genest, Vincent Glenn, Alan Homont, Catherine Huot,  Damien Joliton, Jean Jacques Joucla, Nathalie Lana, Jocelyne Lanneau, Capucine Larzilliére, Martine Lascar, Smaël Lekbir, Olivier Madaule, Isabelle Mambour, Alain Mathieu, John Mullen, Dominique Muselet,  Mathias Perez,  Annie Perfettini, Don Pierre Perfettini, Simon Pietri, Joe Rabie, Sylvie Rabie,  Pascal Rennes, Julien Rivoire, Daniel Rome, Sandrine Roux, Jean-Jacques Sacquepey, Deborah Smith, Melissa Smith, Pierre Vila, Philippe Vrain, Patrick Weber, Sophie Zafari, Eric Zinszner.

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 10:41

Premier numéro de Trait d’Union, bulletin édité par quatre formations (C&A, FASE/ACU, GA, GU) a vocation à s’élargir rapidement à d’autres. La discussion menée avec République et Socialisme a abouti à un constat de convergences importantes, et elle est aussi en cours avec les Alternatifs, qui s’inscrivent dans la démarche. La prochaine édition de ce bulletin d’information et de débat sera donc élargie.

 

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 15:34

 

 

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"L'urgence d'une alternative à gauche"

 

 

La politique que le gouvernement Ayrault a engagé est bien éloignée des promesses du « changement maintenant ». Ce furent très vite les interventions sécuritaires du ministre de l'intérieur, Manuel Valls, non dénuées de connotations racistes dès lors qu'en étaient victimes les Roms, la volonté d'engager la construction de l'aéroport de Notre-Dame-Des-Landes, la tentation du renoncement à engager la bataille pour concrétiser la promesse du droit de vote aux immigrés dans
les élections locales... Ce sont à autant de terrains de lutte, de questions qui pour nous restent d’une totale actualité et que nous voulons faire aboutir.


A cela se sont ajoutées deux décisions qui affirment une cohérence politique forte, et selon nous contraire aux aspirations populaires, donc à ce que devrait être une politique de gauche.

 

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 09:42

Pour des Associations Front de Gauche à la base

Le Monde.fr | 01.10.2012 à 14h31 • Mis à jour le 02.10.2012 à 15h59


Par Jacques Bidet, Jean-Michel Drevon, Ramzig Keucheyan

 


Le Front de Gauche va-t-il tenir ses engagements et répondre aux espérances qu'il a suscitées ? Va-t-il se montrer capable d'inspirer et d'animer des luttes qui feront reculer l'emprise délétère du néolibéralisme sur l'emploi, les conditions de travail, l'éducation, la santé, l'égalité des sexes, l'environnement, la démocratie et la culture ? De susciter un rassemblement des forces populaires à l'échelle de l'Europe, de battre en brèche les projets de l'oligarchie financière et d'impulser des politiques audacieuses de transformation sociale et écologique ?

Ou bien finira-t-il par se laisser peu à peu marginaliser ?

 

Cela dépendra en tout premier lieu de sa capacité à se constituer en une vraie force politique, enracinée à la base. On a pu voir dans la campagne présidentielle qu'une masse citoyenne, nombreuse et diverse, se retrouvait dans les mêmes perspectives. Des centaines de milliers de personnes se sont engagées très consciemment, participant aux réunions, aux défilés et aux rassemblements.

 

Le Front de Gauche sera un acteur impuissant s'il ne sait pas rassembler cette force dans l'action. Mais on ne peut militer ensemble sans des règles communes, acceptées par tous, qui répartissent des droits et des devoirs. On ne peut donc y parvenir qu'en organisant le Front de Gauche à la base. Ce pourrait être – dans chaque localité ou entreprise où les militant/e/s en décideront ainsi – sous la forme d'une "association" clairement définie entre tous, ouverte à tous, assurant la pérennité et le fonctionnement pleinement démocratique, sous le contrôle de tous, des Assemblées citoyennes.

Des comités de liaison entre composantes du Front de Gauche sont assurément nécessaires. Mais la voix de sans-cartes (de parti ou organisation) doit aussi s'y faire entendre et compter aux divers niveaux : les associations Front de Gauche, représentées jusqu'au sommet, pourraient en être le support.

 

Le Front de Gauche n'est pas un parti. Il ne doit pas devenir une association. Il rassemble des organisations politiques qui n'ont nullement l'intention de fusionner. Il est une alliance au sommet. Il devra le rester, et même se renforcer et s'élargir encore, pour être capable de décisions, de ripostes, d'initiatives nationales et internationales. Mais leur efficacité sera fonction de l'existence d'un vrai pouvoir en bas : d'un vrai désir et d'une vraie capacité de pensée et d'initiative politique.

 

Le Front de Gauche s'est fondé en haut. Il doit maintenant s'enraciner en bas. Et cela sans affaiblir ses composantes, partis et autres organisations, qui sont des biens précieux pour tous. Ce ne peut être que sous forme associative à la base entre tous ceux et celles, membres ou non d'une organisation politique, qui sont prêts à s'engager dans les perspectives définies par le Front de Gauche, et qui en seront, de cette façon, officiellement reconnu/e/s comme membres à part entière.

L'esprit d'association entre égaux assure la confiance mutuelle et l'engagement militant dans le temps. Il est proche de tout ce qui invente et qui bouge, de tout ce qui se dresse et se révolte. C'est à travers cette culture d'association que l'on trouvera la synergie avec le militantisme de masse : celui des syndicats et autres associations.

Cette perspective est inédite. Elle bouleverse les frontières entre parti et association. Mais elle répond à l'exigence démocratique. Le Front de Gauche doit être capable de cette audace s'il veut devenir la force politique agissante du peuple de gauche.

 

Jacques Bidet, professeur émérite à l'Université de Paris-Ouest, Jean-Michel Drevon, militant syndical et associatif, Razmig Keucheyan, maître de conférences en sociologie à Paris 4.

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 09:58

 

En visite amicale sur le stand partagé de la FASE, de la gauche Anticapitaliste, des Communistes Unitaires, de Convergences & Alternative, et des Alternatifs, Jean-Luc Mélenchon, interrogé par les militants de la gauche Anticapitaliste, donne son point de vue sur le fonctionnement et les perspetives du Front de Gauche.

 

 

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 11:57

 

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Communiqué de la FASE : consolider encore le Front de Gauche

 

 

La Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique se félicite de l’entrée de la Gauche Anticapitaliste dans le Front de Gauche.

Ce nouvel élargissement marque un renforcement des possibilités politiques communes du Front de Gauche. Il encouragera celles et ceux qui, localement, font exister une force militante pour que le Front de Gauche soit porteur d’une alternative au système capitaliste.

 

La Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique se félicite de l’entrée de la Gauche Anticapitaliste dans le Front de Gauche.

Ce nouvel élargissement marque un renforcement des possibilités politiques communes du Front de Gauche. Il encouragera celles et ceux qui, localement, font exister une force militante pour que le Front de Gauche soit porteur d’une alternative au système capitaliste.

Cela valide le choix fait par la FASE : participer au Front de Gauche pour le transformer. Regrouper les forces, les citoyens et citoyennes qui veulent une alternative aux orientations du PS : cette option intéresse aussi des courants d’Europe Écologie-Les Verts.

Seraient bienvenus, de même, les militants des Alternatifs, avec lesquels nous avons lancé la Fédération, fin 2008.


À l’inverse de ce qu’ils ont craint depuis un an, au point de prendre leurs distances, publiquement, avec la Fédération, il est aujourd’hui avéré que la construction du Front de Gauche ne fait pas obstacle à un regroupement bien plus ample.

Ils constitueraient donc la neuvième composante officielle du Front de Gauche et ce, d’autant plus aisément que nombre de leurs militant-e-s y sont déjà actifs, souvent avec des collectifs de la FASE.


Pourquoi pas, d'ailleurs, une dixième composante avec toutes et tous les militant-e-s qui se réclament du NPA, s’ils acceptaient de voir que le Front de Gauche rejette toute compromission avec le PS ? Pourquoi refuseraient-ils d’agir avec toutes les forces qui veulent une alternative à cette société capitaliste et à ses effets nuisibles sur le plan social et écologique ?

Certes, les transformations militantes du Front de Gauche sont loin d’être achevées. La participation de nouveaux militants, d’acteurs associatifs et syndicaux, de citoyens sera un atout d’autant plus important, que nous créerons le plus tôt possible les conditions de leur pleine implication. Il reste à consolider la capacité d’intervention politique du Front de Gauche dans les mobilisations populaires afin de faire émerger et se développer des éléments d’alternative. La participation de Gauche Anticapitaliste y contribuera pleinement.

Combattre les résignations, encourager les mobilisations, permettre l’expression de ruptures avec la logique du système, faire exister un horizon de dépassement du capitalisme : dans les urgences immédiates se joue la transformation sociale et écologique que la FASE a appelée, en avril 2011, « une révolution démocratique » (Lire sur le site de la Fédération : « Osons la révolution démocratique »).

 

Paris, 12 juillet 2012

 

Lire le communiqué de la Gauche Anticapitaliste

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 09:14

Selon la plupart des médias, le Front de Gauche aurait subi une défaite, voire une déroute.
Qu'en est-il vraiment ?

En termes de fonctionnement institutionnel, les élus Front de Gauche auront sans doute peu de marges de manoeuvre à l'Assemblée. Avoir un groupe parlementaire numériquement fort et indispensable à la constitution d'une majorité était l'objectif proclamé de ceux qui espéraient pouvoir peser sur les politiques publiques en négociant « chèrement » un soutien. Ce n'était pas le cas de la FASE (Voir : Au sujet de la « majorité parlementaire », des élus et des mobilisations et « Sept exigences pour maintenant »).

Nous aurions, certes, préféré un meilleur résultat. Mais nous avons toujours défendu une conception où le rôle des élus est de favoriser les mobilisations, d'accélérer autant que possible le dépassement de la coupure entre « luttes sociales » et politique.

Comment le capital de voix de Jean-Luc Mélenchon a-t-il pu se dilapider, entre le premier tour des présidentielles et le second tour des législatives ?

Rappelons-le tout d'abord : l'inversion du calendrier électoral, mis en place par Jospin en 2002, transforme les législatives en simple ratification de l'élection présidentielle. L'enjeu se trouve réduit à une sorte de « blanc-seing » au Président, accompagné d'un vote pour le député qui « aura des moyens en haut-lieu » afin de rapporter des cadeaux à la circonscription ou à ses fidèles.

La stratégie électorale de F. Hollande, fondée à la fois sur le retour du bipartisme et sur le présidentialisme, a renforcé l'hégémonisme du PS. Nous avons raisonné comme si le bon score de Mélenchon suffisait à créer un mouvement et qu'un rééquilibrage de la gauche allait de soi.

Nous n'avons pas assez mesuré, non plus, qu'un bon score du Front de gauche aux législatives était, du point de vue des classes dirigeantes et des politiques à leur service, beaucoup plus dangereux que les 11% de Mélenchon. Voilà pourquoi le Front de Gauche a disparu des médias lors de la campagne des législatives.

De plus, le Front de Gauche n'a pas mené les campagnes nationales qui auraient pu montrer, comme à la présidentielle, en quoi nos propositions diffèrent de celles du PS aussi bien pour les mesures d'urgence (SMIC à 1 700 EUR, revalorisation des retraites et des minimas sociaux, logements, etc.) que pour les perspectives de reprise du pouvoir sur l'État, les banques, les entreprises et l'économie, la transformation des institutions (la Constituante), le refus de l'Europe « austéritaire ». Une série de meetings dans les régions aurait pu présenter ces perspectives, en lien avec des porte-paroles des autres pays européens, tout en combattant le Front National.


Et pourquoi tant d'abstentions ?

Un élément de la crise institutionnelle est la déconsidération du Parlement au pouvoir réduit entre le Président et l'UE qui font la loi. Un autre est la reconstruction médiatique du bipartisme qui revenait à choisir entre Copé ou Ayrault comme premier ministre. Autant de facteurs explicatifs que nous connaissions. La dramatisation de la présidentielle et la volonté de virer Sarkozy avaient fait reculer l'abstention. Nous n'avons pas anticipé le phénomène inverse pour les législatives.

Mais si l'objectif est d'articuler autrement la rue et les institutions, les mouvements sociaux et populaires et les élus, le bilan est tout différent.

Face à la poursuite des crises, face aux limites prévisibles des réponses apportées par la nouvelle majorité, s'ouvrent devant nous d'autres possibilités que de faire de la figuration dans une Assemblée nationale aux ordres.

Malgré tout, et loin devant EE-LV qui doit 50% de son score aux candidatures laissées par le PS, le Front de Gauche s'affirme comme une force politique qui rassemble au-delà de son noyau dur d'électeurs. Les milliers de participants aux mobilisations de la campagne présidentielle, les acteurs des assemblées citoyennes n'ont pas disparu. Ceux d'entre eux qui ont jugé plus sûr, plus utile, de voter PS, n'ont pas renoncé pour autant à leurs exigences de changement. Le Front de Gauche doit s'ouvrir pour répondre à leurs demandes de participation citoyenne.

Comme en Grèce, le 17 juin, il est des victoires qui donnent la majorité parlementaire mais ne répondent pas à la situation. Hollande dispose de tous les leviers de pouvoir : il a maintenant « l'entière responsabilité » de la politique menée. Le PS est désormais au pied du mur de l'argent. Entre les exigences du Capital et celles des mobilisations populaires, il devra choisir sous peine de décevoir celles et ceux qui croient au changement et même de se couper de son propre électorat.

Pour refuser que la droite et les dirigeants de l'Union européenne nous imposent leur Pacte budgétaire, la campagne politique « Non au Pacte budgétaire, pas d'Europe sans citoyens ! » permet de démystifier la pseudo « dette » et d'exiger un référendum sur le Traité européen.

Voici l'heure des exigences, des droits nouveaux, de la transformation des institutions (au programme des journées d'été 2012 de la FASE). Ce n'est pas la menace du vote des députés du Front de Gauche - dont deux de la FASE - qui mettra le PS en difficulté.

 

Nos élus, avec le Front de Gauche tout entier, doivent redéfinir leur rôle de députés et leur lien avec les mobilisations populaires car ce sont elles qui compteront pour la suite.

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 14:31

Par centaines de milliers nous avons pris part à la campagne du Front de Gauche.

 

Sans cette dynamique nouvelle, la défaite de Nicolas Sarkozy n’aurait pas été possible. L’élection de François Hollande précipite l’heure de choix radicaux. Ces choix doivent devenir concrets.

 

La FASE, avec le Front de Gauche, poursuit sa campagne pour les législatives.

Un rapport de force doit exister à l’Assemblée Nationale : mobiliser pour de véritables alternatives sociales et écologiques, rompre avec les logiques capitalistes. Voila qui changerait vraiment !

 

 

 

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 15:09

Ce monde n’a aucun sens, inventons-en un autre !

 

Réunion publique   Mercredi 9 mai à 19h

Bourse du Travail de Saint-Denis (93), Métro Saint Denis Porte de Paris.

 

À l’invitation de : Christophe Aguiton,militant syndical et associatif, Clémentine Autain, FASE (Fédération pour une alternative sociale et écologique), Jean-Jacques Boislaroussie, Les Alternatifs, Jean-Michel Drevon, militant syndical et associatif, Jacqueline Fraysse, députée, Razmig Keucheyan, sociologue, Stéphane Lavignotte, militant écologiste, Myriam Martin, militante de la Gauche anticapitaliste, courant unitaire pour l’écosocialisme, ancienne porte-parole du NPA.

 

La crise refait surface ces dernières semaines, prenant en étau aujourd’hui l’Espagne et menaçant la France. Les ravages sociaux, les attaques contre la démocratie, les politiques xénophobes se développent partout en Europe.

La grande fatigue du capitalisme ne se réglera pas au lendemain des élections présidentielles.

Aucune voix ne doit manquer le 6 mai pour dégager Sarkozy.

Au-delà, notre perspective est de constituer un bloc anti-austérité utile et efficace. Nous devons ainsi poursuivre les convergences

avec tous ceux qui refusent les politiques de rigueur, en toute indépendance du PS.

Pour y parvenir, la dynamique autour de la campagne de Jean-Luc Mélenchon et du Front de Gauche, dans sa dimension sociale

et politique, est un point d’appui substantiel. Il faut prolonger et étendre l’effort engagé.

C’est le système capitaliste tout entier qu’il faut remettre en cause.

Nous voulons regrouper tous ceux qui veulent lutter contre lui pour défendre ensemble nos idées internationalistes, écologistes,

autogestionnaires, féministes, antiracistes...

C’est la tâche à laquelle nous devons tous nous atteler au lendemain de l’élection présidentielle.

 

 

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Pour en savoir plus


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