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  • : Blog du comité montreuillois de la FASE. La politique ne peut rester une affaire de spécialistes et doit devenir l'exercice plein pour chacun-e de sa citoyenneté. L'action des élu-e-s doit être dans un prolongement des mobilisations et un moyen de dialogue permanent avec celles-ci au sein des institutions. Convergence, rencontre, pratiques mises en commun, en regroupant la pluralité des cultures et parcours
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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 11:20

La Campagne nationale du Front de Gauche: c’est parti !

« L’alternative à l’austérité, c’est possible ! »

 

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Le contexte politique général

Notre point de départ, c’est notre opposition à la politique d’austérité que met en œuvre le gouvernement Ayrault : respect des traités européens et ratification du TSCG, soumission à l’objectif de 3% de réduction des déficits publics en 2013, politique de l’offre, de la réduction des dépenses publiques, de la baisse de qu’ils nomment le « coût du travail » à travers le « pacte de compétitivité », refus de nationaliser Mittal. Cette politique satisfait le Medef et place les travailleurs et leurs syndicats en situation difficile. Cette politique sociale-libérale est non seulement injuste mais elle conduit à l’échec, l’austérité nourrissant l’austérité.

Nous ne nous résignons pas à cela, ce n’est pas ce à quoi aspirent les millions d’hommes et de femmes qui se sont mobilisés contre Sarkozy et pour qu’il s’en aille. Nous voulons faire entendre qu’une autre logique existe à gauche, que d’autres solutions sont possibles, sont crédibles et applicables par un gouvernement décidé à rompre avec le libéralisme et le social libéralisme. Nous voulons partir des questions brûlantes de l’actualité (explosion de la pauvreté, multiplications des plans sociaux…) et montrer qu’il existe des réponses concrètes immédiates et indispensables qui s’inscrivent dans la cohérence d’une autre politique à gauche.

L’alternative à l’austérité se construit à travers notre capacité à faire en sorte que les réponses politiques que nous portons rencontrent un écho grandissant. Il est possible de construire une majorité alternative à même de soutenir les solutions que nous proposons. Mais cela ne se fera pas sans des batailles politiques prolongées combinant mobilisations populaires fortes qui battent en brèche la résignation et le fatalisme et élections. Des étapes en ce sens peuvent être franchies à travers des batailles sur des points particuliers, des mesures précises qui s’imposent comme des nécessités vitales pour l’ensemble de la population.

Le Front de Gauche est à l’initiative, il incarne ainsi l’alternative à gauche. Il s’adresse largement au-delà des composantes du Front de Gauche à toutes celles et tous ceux qui à gauche et/ou dans le mouvement social souhaitent une politique en rupture avec la financiarisation de la société et le productivisme.

 

Comment engager la campagne ?

Le point de départ de notre campagne du Front de Gauche est d’aller le plus possible à la rencontre et à l’échange avec les salariés, les milieux populaires, les jeunes. Un matériel national du Front de Gauche sera édité pour janvier 2013 (tracts et affiches).

Les formes de cette campagne doivent être multiples. Chaque assemblée citoyenne, chaque espace du Front de Gauche doit déterminer quel est le meilleur moyen de déployer cette campagne, de prendre des initiatives, de toucher et d’impliquer le maximum de personnes. Plusieurs idées existent : meetings, rencontres de quartiers, actions symboliques, marches contre l’austérité, votations citoyennes… Faisons preuve de créativité !

Notre campagne aura aussi un cadre national, à travers un meeting de lancement qui réunira les représentants nationaux du Front de Gauche en janvier 2013. Des meetings régionaux avec des représentants nationaux peuvent être envisagés.

Les différents espaces du Front de Gauche seront aussi associés à cette campagne. Les Fronts thématiques, le Front des luttes, le Front des économistes, le Conseil national du Front de Gauche…etc… seront sollicités dans l’organisation d’initiatives, dans l’élaboration d’argumentaires.

La construction d’ateliers législatifs permettant d’associer largement des forces diverses à gauche et dans le mouvement social pour porter des propositions de loi seront un moyen de concrétiser notre campagne.

Le travail des groupes parlementaires du Front de Gauche, à l’Assemblée Nationale, au Sénat et au Parlement européen sera un point d’appuis pour alimenter les initiatives.

Le site internet du Front de Gauche « Place au peuple », dont l’animation collective va être redéveloppée, permettra de faire connaître largement toutes les initiatives qui sont organisées.

Notre objectif est d’inscrire cette campagne sur plusieurs mois. Nous ne pouvons prévoir à l’avance les rythmes, l’écho que notre campagne rencontrera, ni les questions qui polariseront l’actualité. Il est donc essentiel de faire preuve de réactivité, de saisir les points d’appuis pour développer nos arguments, impulser des initiatives.

 

La clé de l’implication populaire

La question de l’austérité et des ses conséquences pour les conditions de vie des classes populaires est une question centrale dans la situation politique française. Rien ne sera arraché sans la mobilisation des travailleurs et des milieux populaires, à laquelle le front de gauche veut travailler.

D’autres initiatives des organisations syndicales ou du mouvement social sont prises contre les politiques d’austérité et leurs conséquences. Certaines sont organisées – notamment à travers les collectifs unitaires CAC – avec la participation des organisations membres du Front de Gauche. Nous soutenons les initiatives du mouvement social et du mouvement syndical, dans le respect de l’autonomie de chaque cadre.

Notre pari est qu’il y a une disponibilité aujourd’hui pour porter une autre politique que celle qui satisfait aux exigences du MEDEF et des actionnaires. Le Front de Gauche se veut un outil au service de l’implication populaire. Nous devons donc prendre des initiatives à la hauteur de cette ambition.

 
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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 12:46

La dette publique n’est pas responsable de la crise

 

Les efforts demandés au pays au nom de l'austérité font comme si nous étions tous responsables de la dette. Or les peuples ne sont nullement responsables du creusement de la dette publique. Et celle-ci n'est pas la véritable cause de la crise actuelle. Le matraquage sur la dette est une ruse du capital pour opérer de nouveaux prélèvements sur le travail en nous culpabilisant.


La crise n'est pas causée par les déficit publics


Les critères de Maastricht (limitation du déficit à 3% du PIB) étaient parfaitement respectés par l’Espagne, l’Irlande ou encore le Portugal avant la crise. L’Espagne et l’Irlande étaient même en surplus budgétaire. Pourtant depuis 2010 ce sont ces pays qui sont les plus en difficulté. Les critères budgétaires européens n'ont donc rien de protecteur contre les crises. L'Espagne est même le pays d'Europe qui est le plus en difficulté actuellement alors qu'elle a été le premier pays européen après l'Allemagne à adopter la fameuse règle d'or désormais imposée par le Traité TSCG.

L’Italie a accumulé un excédent budgétaire primaire (hors intérêt d’emprunts) depuis la fin des années 90. La seule hausse des taux d’intérêts explique 43% de l’augmentation de la dette publique italienne entre 2008 et 2010 (27% pour le Portugal, 21% pour la Grèce) !

Graphique : variation du déficit public des pays de la zone euro (1999-2007).

En rouge les pays qui subissent des taux d’intérêt élevés, en bleu les pays qui empruntent à faible taux. On voit sur ce graphique qu'il n'y a pas de lien entre la hausse des taux d'intérêt subis par certains Etats et la variation de leur déficit public. Les attaques de la finance contre certains Etats ne sont donc pas des "sanctions" pour des déficits publics excessifs.

 

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Un autre financement de la dette est possible


Les Etats Unis ont une dette supérieure à 100% du PIB, le Royaume Uni de près de 90% : tous deux empruntent à moins de 2% sur les marchés ! Le Japon a une dette de 200% et emprunte à moins de 1% ! Pourquoi ? Parce que leurs Banques Centrales rachètent directement et massivement les dettes ou menacent de le faire, ce qui interdit toute spéculation sur le défaut souverain, à l’origine des taux élevés en Europe.

Aux Etats Unis, la banque centrale (FED) a acheté depuis 2008 pour 2 300 milliards dollars de bons du Trésor émis par l'Etat. Et la banque centrale s’est engagée dans le programme QE3 en septembre 2012 à poursuivre sa politique de rachat de bons du trésor : 45 milliards de dollars par mois pour une durée illimitée !Elle s’engage à maintenir des taux bas jusqu’en 2015 ! De nombreux économistes soutiennent cette intervention illimitée des banques centrales, comme Mike Woodford de l’Université Columbia (spécialiste des questions monétaires), le prix nobel Paul Krugman ou même Xavier Ragot aujourd'hui conseiller auprès d’Arnaud Montebourg qui la préconisait dans un rapport de 2011.


Le vrai problème c'est la dette privée, pas la dette publique


Entre 1999 et 2007, l'endettement public dans la zone euro a diminué : il est passé de 72% du PIB en moyenne à 68%. Les fameux “PIGS” (Portugal, Italie, Gréce, Espagne) aujourd'hui montrés du doigt étaient même plus “vertueux” que la moyenne européenne : leur dette est passée de 90% à 75% en moyenne !(pondéré par leur poids économique). La dette publique italienne baisse de 20 points entre 1995 et 2007, ce qui ne l’empêche pas de subir aujourd’hui les foudres des marchés.

Si la dette publique s'est envolée à partir de 2008, ce n'est donc pas parce que les pays concernés avaient trop dépensé les années précédentes. C'est l'envolée de la dette privée pendant ces années qui a conduit à la crise financière de 2008.


En 10 ans (1999-2009) la dette privée des Etats de la zone euro est ainsi passée de 96 % à 135 % du PIB. Cette crise de la dette privée a menacé tout le système bancaire d'effondrement. C'est pour la résoudre que les Etats ont lancé des plans massifs de sauvetage des banques. C'est donc pour éponger les errements des banques que les Etats ont commencé à creuser leurs déficits publics. Des déficits qui ont ensuite été aggravés par le recul de l'activité et la hausse du chômage liés à la crise financière.


Les déficits publics et la hausse de la dette publique sont une conséquence et non une cause de la crise : + 20 points de dette en seulement 2 ans ! Cette dette doit être payée par ceux qui s’enrichissent sur le dos des Etats qui lui s’appauvrît depuis 30 ans : les patrimoines privés s’accumulent pour atteindre aujourd’hui 600% du revenu national en richesse nette accumulée. En parallèle, la richesse nette de l’Etat ne cesse elle de décroitre (cf. graphique ci-dessous)

 

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Graphique  : évolution comparée de la richesse nette publique et de la richesse nette privée (1970-2010).

 

Source : le blog de Jean-Luc Mélenchon

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 20:15

Meeting européen du 8 octobre à Paris


Contre l'austérité, construisons les solidarités européennes

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Dans beaucoup de pays européens, les résistances et l'indignation montent face aux politiques dévastatrices imposées par l'Union et symbolisées par le nouveau Traité budgétaire. Partout s'affirme l'exigence de la réorientation solidaire et écologique d'une Europe enfin affranchie de la tutelle des marchés financiers.

Le 8 octobre, le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique réunit à Paris des responsables associatifs, syndicaux et politiques européens engagés dans ces luttes. Ils apporteront témoignages et propositions pour construire les solidarités concrètes entre peuples européens et rendre possible une autre Europe.

à 19h30 à l'Espace Reuilly, 21, rue Antoine-Julien Hénard, 75012 Paris (métro Montgallet ou Dugommier)

Avec :
Felipe Van Keirsbilck ( syndicaliste, Belgique, coordinateur de l'AlterSummit)
Jorge Aranda Arana (syndicaliste, Espagne, Movimiento 15M)
Steffen Lehndorff (co-initiateur de l'appel de chercheurs et syndicalistes "Refonder l'Europe", Allemagne)
Marianna Mortagua (Attac Portugal)
Philippe Lamberts (député européen et porte parole du parti vert européen)
Pierre Laurent ( président du Parti de la Gauche Européenne)
Une représentante de la tournée européenne des féministes contre l'austérité


Animation au nom du Collectif : Aurélie Trouvé (Attac France), Pierre Khalfa (Fondation Copernic)

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 16:48

L'austérité aggrave la crise, non au Traité budgétaire européen !

 

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Tribune de plus de 120 économistes notamment des universités d'Aix-Marseille, Angers, Avignon, Bordeaux-IV, de Bourgogne, Evry, Grenoble, Lille-I, Nancy II, Montpellier 1, de Picardie, Paris (I, VIII, X, XIII, Dauphine et Descartes), Reims, Rennes, Toulouse I et II, de l'université populaire de Caen, de l'université libre de Bruxelles, de l'INP Toulouse, l'Ecole d'économie de Paris, l'Ecole Normale Supérieure, l'EHESS, l'INRA, Télécom Bretagne, Paris-Jourdan Sciences Economiques et l'IEP Paris.

 

Depuis 2008, l'Union européenne (UE) fait face à une crise économique sans précédent. Contrairement à ce que prétendent les économistes libéraux, cette crise n'est pas due à la dette publique. Ainsi, l'Espagne et l'Irlande subissent aujourd'hui les attaques des marchés financiers alors que ces pays ont toujours respecté les critères de Maastricht. La montée des déficits publics est une conséquence de la chute des recettes fiscales due en partie aux cadeaux fiscaux faits aux plus aisés, de l'aide publique apportée aux banques commerciales et du recours aux marchés financiers pour détenir cette dette à des taux d'intérêt élevés.


La crise s'explique également par l'absence totale de régulation du crédit et des flux de capitaux aux dépens de l'emploi, des services publics et des activités productives. Elle est entretenue par la banque centrale européenne (BCE) qui appuie sans conditions les banques privées, et exige à présent une « stricte conditionnalité » austéritaire des Etats lorsqu'il s'agit de jouer le rôle de « prêteur en dernier ressort ». Elle leur impose des politiques d'austérité et s'avère incapable de combattre la spéculation sur les dettes souveraines, cela d'autant que sa seule mission reconnue par les traités est celle de maintenir la stabilité des prix. En outre, cette crise est aggravée par le dumping fiscal intra-européen et l'interdiction qui est faite à la BCE de prêter directement aux Etats pour des dépenses d'avenir, au contraire des autres banques centrales dans le monde comme la Federal reserve américaine. Enfin, la crise est renforcée par l'extrême faiblesse du budget européen et son plafonnement au taux ridiculement bas de 1,24 % du PIB, avec son orientation qui rend impossible toute expansion coordonnée et ambitieuse de l'activité en Europe.


François Hollande, après s'être engagé pendant la campagne à renégocier le traité européen, n'y a en fait apporté aucun changement, et, comme vient d'ailleurs de le reconnaître Elisabeth Guigou, choisit aujourd'hui de poursuivre la politique d'austérité entamée par ses prédécesseurs. C'est une erreur tragique. L'ajout d'un pseudo-pacte de croissance, aux montants réels dérisoires, s'accompagne de l'acceptation de la « règle d'or » budgétaire défendue par A. Merkel et N. Sarkozy. Elle stipule que le déficit dit structurel (hors variations de cycles économiques) ne doit pas dépasser 0,5% du PIB, ce qui condamnera toute logique de dépenses publiques d'avenir et conduira à mettre en place un programme drastique de réduction du périmètre de l'ensemble des administrations publiques.


En limitant plus que jamais la capacité des pays à relancer leurs économies et en leur imposant l'équilibre des comptes publics, ce traité est porteur d'une logique récessive qui aggravera mécaniquement les déséquilibres actuels. Les pays qui souffrent de l'effondrement de leur demande intérieure seront amenés à réduire plus fortement encore leur demande publique. Alors que plusieurs Etats membres sont déjà en récession, cela menacera encore davantage l'activité et l'emploi, donc les recettes publiques, ce qui creusera in fine les déficits. Ainsi, l'OFCE prévoit déjà 300 000 chômeurs de plus en France fin 2013 du seul fait de l'austérité. À moyen et long terme, cela hypothèquera la transition sociale et écologique qui nécessite des investissements considérables.


Au nom d'une prétendue « solidarité européenne », le traité organise de fait la garantie par les Etats des grands patrimoines financiers privés. Il grave dans le marbre des mesures d'austérité automatiques, imposées aux représentants des peuples, en contraignant leurs décisions budgétaires, dictées par une instance non élue. Le Mécanisme européen de stabilité (MES), institution anti-démocratique par excellence, pourrait proposer des prêts à des taux un peu moins élevés (5% en moyenne). Mais ces prêts seraient conditionnés à l'application d'une austérité drastique imposée aux peuples ! La garantie publique des investisseurs privés ne fait qu'encourager la spéculation, alors qu'il faudrait lui briser les reins en sortant de leur mains la dette publique. L'ensemble de l'édifice repose ainsi sur des conditionnalités anti-sociales imposées à toute aide ou intervention, et le refus d'intervention directe de la BCE pour les dépenses nouvelles. Elle va se contenter d'un rachat restrictif des titres de dette sur le marché secondaire, comme l'a annoncé récemment Mario Draghi.


Des centaines d'économistes à travers le monde, rejoints en ce sens par certains prix Nobel d'économie comme Joseph Stiglitz et Paul Krugman, ont largement critiqué le non-sens économique de la politique actuellement à l'oeuvre en Europe. Le constat est sans appel : l'austérité est à la fois injuste, inefficace et anti-démocratique.


Nous pouvons faire autrement. L'avenir de l'Europe mérite un débat démocratique sur les solutions de sortie de crise. Une expansion coordonnée de l'activité, de l'emploi et des services publics serait aujourd'hui possible en Europe, notamment par le financement direct sélectif et à bas taux par la BCE des organismes publics de crédit. Pour que l'UE mette en Å“uvre cette politique, il est urgent de réformer et de démocratiser ses institutions. Un Fonds européen de développement social et écologique, à gestion démocratique, pourrait accentuer cette dynamique. De plus, l'UE pourrait mettre en place un contrôle de la finance, notamment en interdisant les échanges d'obligations souveraines sur les marchés de gré à gré, en limitant strictement la titrisation et les produits dérivés et en taxant les mouvements de capitaux spéculatifs.


Les défis sociaux et écologiques d'aujourd'hui sont immenses. Il est urgent de changer de cap pour sortir de la crise par le haut. Il est possible de défaire le sombre bilan des politiques libérales d'une France qui comprend 5 millions de chômeurs et 10 millions de pauvres. Pour s'en donner les moyens, il faut briser l'étau des marchés financiers et non leur donner des gages. C'est pourquoi nous refusons la ratification du Traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG).

 

Ce texte n'engage que ses signataires :

  • Louis Adam, commissaire aux comptes,
  • Matthieu Agostini, expert RSE,
  • Pierre Alary, maître de conférences, Université Lille 1,
  • Daniel Bachet, professeur, Université d'Evry,
  • Emmanuel Barret, expert, banque d'investissement,
  • Philippe Batifoulier, maître de conférences, Université Paris 10,
  • Michel Bellet, professeur, Université de Saint-Etienne,
  • Nicolas Beniès, économiste, université populaire de Caen,
  • Matthieu Béraud, maître de conférences, Université de Lorraine,
  • Eric Berr, maître de conférences, Université Bordeaux 4,
  • Jacques Berthelot, INP Toulouse,
  • Pierre Bezbakh, maître de conférences, Paris IX-Dauphine,
  • Pierre Bitoun, INRA,
  • Frédéric Boccara, maître de conférence associé, Université Paris XIII,
  • Paul Boccara, maître de conférence honoraire, université de Picardie,
  • François Bojzcuk, conseiller en développement socio économique des territoires,
  • Serge Bornet, agrégé SES,
  • Marc Bousseyrol, maître de conférences, IEP de Paris,
  • Mireille Bruyère, maître de conférences, Toulouse 2,
  • Claude Calame, directeur d'étude, EHESS, Paris
  • Christophe Carrincazeaux, maître de conférences, Université Bordeaux 4,
  • Pierre Causse, économiste,
  • David Cayla maître de conférences, Université d'Angers,
  • Christian Celdran, administrateur civil honoraire,
  • Gabriel Colletis, professeur, Université de Toulouse 1,
  • Christian Corneliau, économiste, EHESS,
  • Laurent Cordonnier, maître de conférences, Université Lille 1,
  • Jacques Cossart, économiste,
  • Yves Dimicoli, économiste, ancien membre du conseil ďanalyse économique,
  • Vanessa Di-Paola, maître de conférences, Université d'Aix-Marseille
  • Jean-Paul Domin, maître de conférences, Université de Reims,
  • Alain Dontaine, Université Stendhal-Grenoble,
  • Ali Douai, maître de conférences, Université Bordeaux 4,
  • Denis Durand, économiste, membre du Conseil économique, social et environnemental,
  • Jean-Marc Durand, économiste,
  • Guillaume Etievant, expert économique auprès des CE,
  • David Flacher, maître de conférences, Université Paris 13,
  • Mathieu Forgues, professeur agrégé de SES,
  • Anne Fretel, maître de conférences, Université Lille 1,
  • Bernard Friot, Université Paris-X, institut européen du salariat,
  • Maryse Gadreau, professeur émérite, Université de Bourgogne,
  • Jean Gadrey, professeur, Université Lille I,
  • Véronique Gallais, économiste,
  • Jacques Généreux, professeur, IEP de Paris,
  • Ariane Ghirardello, maître de conférences, Université Paris 13,
  • Patrick Gianfaldoni, maître de conférences, université d'Avignon et des Pays de Vaucluse,
  • Jean-Pierre Gilly, professeur, Université de Toulouse 1
  • Bernard Guerrien, SAMM, Centre d'économie de la Sorbonne,
  • Alain Guéry, Histoire économique, CNRS
  • Bernard Guibert, économiste-statisticien,
  • Hector Guillen-Romo, université Paris 8,
  • Ozur Gun, maître de conférence, université de Reims,
  • Jean-Marie Harribey, maître de conférences, Université Bordeaux 4,
  • Michel Husson, économiste,
  • Sabina Issehnane, maître de conférences, Université Rennes 2,
  • Florence Jany-Catrice, professeur, Université Lille 1
  • Esther Jeffers, maître de conférences, Paris 8
  • Paul Jorion, titulaire de la chaire « Stewardship of Finance » à la Vrije Universiteit Brussel,
  • Andrée Kartchevsky, professeur, université de Reims,
  • Pierre Khalfa, syndicaliste, membre du Conseil économique, social et environnemental,
  • Thierry Kirat, directeur de recherche au CNRS, Paris Dauphine
  • Robert Kissous, statisticien économiste,
  • Agnès Labrousse, maître de conférences, Université de Picardie,
  • Stéphanie Laguérodie, maître de conférences, Paris 1,
  • Dany Lang, maître de conférences, Université Paris 13,
  • Catherine Lebrun, économiste,
  • Cécile Lefevre, professeur, Université Paris Descartes,
  • Pierre Le Masne, maître de conférences, Université de Poitiers
  • Philippe Légé, maître de conférences, Université de Picardie,
  • Pierre Lévy, maître de conférences, Université Paris Dauphine,
  • Frédéric Lordon, directeur de recherche au CNRS,
  • Jérôme Maucourant, maître de conférences, Université Jean Monnet - IUT de Saint-Etienne
  • Jean Magniadas, membre honoraire du Conseil économique et social,
  • Marc Mangenot, économiste,
  • Jonathan Marie, maître de conférences, Université Paris XIII,
  • Christiane Marty, économiste,
  • Pierre Mascomère, actuaire,
  • Gustave Massiah, économiste,
  • Antoine Math, économiste,
  • Thierry Méot, statisticien-économiste,
  • Nicolas Meunier, économiste,
  • Sandrine Michel, maître de conférences, Université Montpellier 1
  • Catherine Mills, maître de conférences, Université Paris 1,
  • Matthieu Montalban, maître de conférences, Université Bordeaux 4,
  • Alain Morin, directeur de la revue Economie et Politique,
  • François Morin, professeur, Université Toulouse 1,
  • Nolwenn Neveu, professeur agrégé de SES,
  • Alain Obadia, membre du Conseil économique social et environnemental
  • André Orléan, directeur de recherches, CNRS-EHESS,
  • Fabienne Orsi, IRD,
  • Gilles Orzoni, économiste,
  • Bernard Paranque, économiste, euromed management,
  • Pascal Petit, économiste, université Paris 13,
  • Henry Philipson, économiste,
  • Dominique Plihon, professeur, Université Paris 13,
  • Jean-François Ponsot, maître de conférences, Université Grenoble 2,
  • Nicolas Prokovas, maître de conférences, Université Paris 13,
  • Christophe Ramaux, professeur, Université Paris 1
  • Gilles Rasselet, professeur, Université de Reims,
  • Frédéric Rauch, rédacteur en chef de la Revue Economie et Politique,
  • Gilles Raveaud, Institut d'Etudes Européennes, maître de conférence Paris 8 St-Denis,
  • Jacques Rigaudiat, ancien conseiller social des Premiers ministres Rocard et Jospin,
  • Bertrand Rothé, professeur agrégé d'économie gestion, Université de Cergy Pontoise,
  • Gilles Rotillon, professeur, université Paris X,
  • Jean-Marie Roux, économiste,
  • Catherine Samary, maître de conférences, Paris Dauphine,
  • Bertrand Seys, maître de conférences Télécom Bretagne,
  • Richard Sobel, maître de conférences Université Lille 1,
  • Bernard Sujobert, statisticien-économiste,
  • Dominique Taddéi, ancien président d'université, ancien Président de la Caisse des dépots et consignations,
  • Bernard Teper, économiste,
  • Bruno Tinel, maître de conférences, Université Paris I,
  • Stéphanie Treillet, maître de conférences des universités,
  • Sébastien Villemot, économiste,
  • Philippe Zarifian, professeur, Université Paris Est-Marne la vallée,
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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 15:00

Communiqué de presse du Front de gauche après le 30 septembre


CONTRE LE TRAITE ET L’AUSTERITE :

LE 30 N’EST QU’UN DEBUT, LA LUTTE CONTINUE

 

 

 

 


Le Front de Gauche se félicite de la grande réussite de la manifestation nationale du 30 septembre organisée par 65 organisations (associations, syndicats, forces politiques) pour une Europe Solidaire et contre le Traité d’austérité. Sa diversité syndicale, associative et politique a payé et entraîné une importante dynamique citoyenne. Cette manifestation de plus de 80 000 personnes marque une étape importante dans la mobilisation contre le traité et plus largement les politiques d’austérité qui sévissent en Europe comme en France. Tous ensemble, nous avons largement participé à ce que le débat public s’ouvre sur les enjeux de ce traité. Les deux semaines qui s’ouvrent au parlement doivent être l’occasion d’amplifier encore ce débat.


Nous nous adressons plus que jamais à François Hollande à son gouvernement ainsi qu’aux députés d’EELV et Socialistes pour ne pas ratifier ce traité Merkozy : quand on est de gauche, on n’adopte pas un traité de droite !

Le Président de la République doit entendre toutes celles et tous ceux qui ont manifesté dimanche mais aussi toutes les mobilisations sociales qui lui disent qu’une autre politique est possible et nécessaire. Une politique de partage des richesses en faveur des travailleurs, des milieux populaires, de la jeunesse de notre pays et de relance de notre économie sur la base de critères sociaux et écologiques.


Le Front de gauche va continuer plus que jamais à se mobiliser contre les politiques d’austérité. D’où notre plein engagement dans les rendez-vous décidés dans le cadre du collectif unitaire : initiatives décentralisées dans toute la France les 6 et 7 octobre pour notamment interpeller les députés, meeting européen à Paris le 8 octobre. Il poursuivra sa bataille pour un référendum qui constitue pour lui une exigence démocratique incontournable.


Il appelle également à soutenir les mobilisations sociales à venir notamment la journée nationale « notre santé en danger » le 6 octobre, les manifestations syndicales pour la défense de l’industrie et de l’emploi le 9 octobre, et toutes les luttes des salariés contre les licenciements notamment PSA, ArcelorMittal, Sanofi…

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 18:06

Traité européen Sarkozy-Merkel-Hollande
NE VOUS LAISSEZ PAS TRAITE !!


Le traité européen de Sarkozy et Merkel doit être voté par l'Assemblée Nationale en octobre prochain.
Malgré ses promesses François Hollande a décidé de le faire adopter, sans grandes modications.
Ce traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de l’Union économique et monétaire
(TSCG) va avoir des conséquences désastreuses dans la vie de chacun, en France comme dans le reste de l'Europe.


Condamnés à l'austérité à perpétuité
Le traité impose à chaque pays de limiter son décit à 0,5 % par an. Concrètement, un pays qui
voudra dépenser pour l’Éducation, la santé, pour aider les précaires et les chômeurs, pour investir dans les énergies renouvelables, etc. ne pourra pas le faire comme il le veut. C'est la fameuse règle d'or qui autorisera la commission européenne à sanctionner les pays qui oseront dépenser ce qu'il faut pour répondre aux besoins des populations. L'austérité sera ainsi rendue obligatoire.


Pourtant de telles politiques conduisent à une augmentation massive du chômage (300 000 chômeurs prévus en France en 2013).

 
Objectif : Faire payer les dettes aux moins riches
Le traité européen implique de ramener les dettes des États européens à 60 % du montant
des richesses produites, contre 87% en moyenne aujourd'hui. Mais pour rembourser, c'est toujours plus de nouveaux impôts que paieront tous les européens, et toujours moins d’investissements dans les services publics et pour créer des emplois.

 

Il y a pourtant un autre moyen de réduire les dettes :
Ne pas payer tout ce que les banques et les fonds d'investissements privés ont volé aux peuples.


Démocratie ? Connait pas !
Le peu de pouvoir laissé encore aux États va se réduire encore plus. Déjà que beaucoup de choses se décident sans que les citoyens soient consultés, mais avec ce nouveau traité, c'est la commission et la cour de justice européenne qui vont dicter aux États leurs politiques ; et s'ils résistent, tant pis pour eux, les sanctions les attendent. On a vu au printemps comment l'idée même de consulter les Grecs sur leur avenir inquiétait les dirigeants européens.
Coupes budgétaires, hausses d’impôts mais pas pour les plus riches, austérité permanente,
compétition, règle d'or, démocratie bafouée...

 

C'est contre tout ça que nous nous battons et que nous manifesterons le dimanche 30 septembre, 13h30, place de la Nation.

 

S'informer, discuter, débattre, résister...
Face au traité européen, Contre l'austérité à vie
Jeudi 27 septembre à 20H, salle Franklin,
60 rue Franklin, près de l’Église
avec Aurélie Trouvé, co-présidente d'ATTAC et Sabina Issehnane, économiste atterrée

 

http://www.clac-ladette.org/spip.php?page=evenement&id_article=100

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 17:14

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Communiqué des élus RGC/PG/PC/FASE

 

Dominique ATTIA, Stéphane BELTRAN, Muriel BENSAID, Jean-Jacques SEREY,

Danièle CREACHCADEC, Gaylord LE CHEQUER, Juliette PRADOS.

 

 

Les élus Rassemblement de la Gauche Citoyenne, Parti de Gauche, Communistes, FASE se sont prononcés contre le projet de Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (T.S.C.G.) qui sera prochainement soumis au vote du parlement. Par un vœu qu’ils proposent d’inscrire à l’ordre du jour du prochain Conseil municipal, ils proposent à leurs collègues de prendre position, à leur tour.

 

Ce traité, s’il devait été adopté, aura, inévitablement un impact sur l’ensemble des politiques nationales et donc sur les politiques à venir en direction des collectivités territoriales et de nos concitoyens déjà fortement impactés par une succession de mesures qui étouffent les finances locales et le pouvoir d’achat. Réforme après réforme – suppression de la taxe professionnelle, réforme des collectivités territoriales, transferts de charges non compensés, gel des dotations –, la politique menée ces 10 dernières années n’a eu de cesse de contraindre la dépense publique locale et de nier le principe de libre administration des collectivités. Avec les nouvelles contraintes imposées par ce nouveau traité, ce serait un tour de vis supplémentaire. A ce titre, les élus locaux que nous sommes sont donc légitimes à se saisir de ce sujet et à peser dans le débat en faisant entendre leurs voix. C'est d'ailleurs ce qui leur est demandé par le collectif montreuillois pour l'audit citoyen de la dette.

 

C’est le sens du vœu, que les élus Rassemblement de la Gauche Citoyenne, Parti de Gauche, Communistes, FASE soumettent à leurs collègues socialistes, verts et de la société civile. En votant ce vœu, nous pouvons donner plus de poids encore aux parlementaires de notre département qui se sont d’ores et déjà positionnés contre ce traité ou qui hésitent à le faire.

 

Ce vœu est transmis ce jour, à la Maire afin qu’il soit inscrit à l’ordre du jour du prochain Conseil municipal

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 11:50

Nous, citoyens français, de gauche, de droite et du centre, demandons la tenue d'un référendum consacré à la ratification du Pacte budgétaire.


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Ce Pacte, ou Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l'Union économique et monétaire, oblige les Etats signataires à introduire dans leur droit national le principe d'équilibre budgétaire (règle d'or) et les soumet encore davantage aux recommandations de la Commission européenne.

Sans préjuger ici du caractère bon ou mauvais des dispositions inscrites dans le Traité, nous exigeons cependant d'être directement consultés quant à l'opportunité d'un tel transfert de souveraineté (et ce, avant toute réforme de notre Constitution).

 

En effet, la France, en signant ce Traité, entend transférer une large part de sa souveraineté aux institutions européennes, et ce au détriment des dispositions de l'article de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui pose le principe de la souveraineté nationale :
"Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément".



Une question devra être posée à l'ensemble des français: êtes-vous pour ou contre la ratification du Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance?

 

 

Signez la pétition pour obtenir un référendum

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 14:50


La Cour des Comptes vient de rendre son rapport sur l’état des lieux en insistant sur son caractère désastreux. Ce n’est pas une surprise : ce n’est pas parce qu’il avait mauvais caractère qu’une majorité d’électeurs ont viré Sarkozy.

On peut en tirer deux conclusions diamétralement opposées.


La première apparaît de bon sens pour qui gère ses comptes personnels ou ceux de sa famille : pour éviter le surendettement, il faut savoir attendre avant de dépenser et de satisfaire ses envies.
Mais l’économie ne ressemble pas à la gestion d’un budget familial, l’économie c’est du travail et des transports, de la formation et de la santé, du bien-être, des logements, de la culture et même des loisirs.
L’économie c’est investir, c’est-à-dire d’abord dépenser. Le meilleur exemple que nous ayons connu est la manière dont la société française s’est reconstruite après les désastres de la seconde guerre mondiale. Commencer par dépenser. Pour une Sécu qui venait d'être créée alors qu’il y avait moins de cotisants qu’aujourd’hui (moins de femmes salariées) ; pour des services publics à reconstruire ou à construire. Cela a débouché sur les années d’essor que l’on appelle les trente glorieuses.


Évidemment, on pourrait réduire les dépenses d’armements sans dommages. Réduire les dépenses pour le système de santé ou de la formation, réduire le pouvoir d’achat en laissant chacun se dépatouiller pour le logement, le chauffage, la culture sans solidarité de la part de la société, c’est aggraver le chômage et affaiblir l’économie. C’est le serpent qui se mord la queue.


La crise bancaire n’a rien à voir avec les dépenses sociales de l’État mais avec la spéculation et les placements toxiques. Quand l’État vient ainsi au secours des banques, c’est-à-dire nous, avec nos impôts, en retour elles prêtent de l’argent à des taux faramineux.

 

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Alors qui doit payer ?


Les entreprises du CAC 40 ont versé 44,6 milliards d’euros aux actionnaires en 2011, soit une progression de 15%. Les profits des grandes entreprises ont augmenté de 35%. Les paradis fiscaux abritent 800 milliards d’euros pour la part française. Comme le Président de la Cour des Comptes affirme qu’il faut trouver 33 milliards pour 2013, sans doute que cela n’est pas très difficile à condition de les prendre où ils se trouvent, mais il s'arrête en chemin : quelques petits milliards sur les niches fiscales au profit des plus riches alors que le déficit pourrait être comblé par la fin de ces privilèges.


La Banque centrale européenne prête mille milliards aux banques privées à un taux de 1% et celles-ci prêtent aux états à 4 ou 6%. L’argent immobilisé par la spéculation en France représente plus du double du budget de l’État. 60% des profits réalisés par le travail ne sont pas réinvestis dans l’économie réelle. Et comme la spéculation rapporte davantage aux gros actionnaires que l’activité utile, relancer l’activité ne pourra que rétrécir les marges des gros actionnaires : plus d’argent dans la vie, c’est moins d’argent dans les coffres. 1
Les actionnaires sont la seule catégorie sociale dont on ne dit pas qu’ils coûtent trop cher et à qui on ne demande pas de faire des « efforts ».


Certaines dépenses sont vitales. Comme par exemple l’hôpital public. Les Hôpitaux ou l’École devraient bénéficier de prêts à zéro pour cent : on ne doit pas pouvoir se faire de l’argent comme des parasites sur le dos de la santé et de la survie des gens ni sur celui de leur formation. Les emprunts toxiques et les dettes illégitimes qu’ils subissent devraient être simplement annulés.


Mais cela pose un problème : comment les actionnaires qui tirent leurs fortunes du système actuel accepteraient-ils de perdre une part de leur fortune ? Autant nous avons besoin de travail, d’intelligence, d’argent pour financer les activités nécessaires, autant nous n’avons pas besoin d’actionnaires. Dans ce cadre, une réforme de la fiscalité demandant aux plus riches, aux entreprises et aux placements spéculatifs de participer au redressement national prend toute sa valeur.


Une fois que l’on a posé ce problème, que fait-on ? La leçon à tirer de la lutte en faveur des retraites en automne 2010, est que, comme le dit le proverbe : « on n’est jamais si bien servi que par soi-même ». Nous pouvons faire entendre nous-mêmes, haut et fort, sans attendre le gouvernement la nécessité de prendre l’argent là où il est.
A l’exécutif… de s’exécuter.

 

Étienne ADAM, Pierre COURS-SALIES, Pierre ZARKA
(Fédération pour une Alternative sociale et écologique - FASE)

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 10:57

François Hollande renie sa parole, les électeurs doivent être consultés


À l’issue du sommet européen des 28 et 29 juin, le président de la République vient d’annoncer qu’il va demander au Parlement une ratification « rapide » du Pacte budgétaire. Il renie ainsi l’une de ses principales promesses électorales, celle de renégocier ce traité. Les décisions du sommet européen ne comportent en effet aucune mesure de nature à stopper la plongée aujourd’hui engagée de la zone euro dans un gouffre économique, social et démocratique. La ratification du Pacte budgétaire et les politiques d’hyper-austérité qu’il commande vont au contraire accélérer cette plongée. Pour Attac, la seule manière d’éviter ce désastre est que les citoyens s’emparent du débat et exigent d’être consultés par un référendum.

Durant la campagne électorale, François Hollande avait affirmé de façon répétée que la France ne ratifierait pas le Pacte budgétaire sans l’avoir renégocié de façon substantielle. Il avait précisé lui-même les trois points clés de cette renégociation : la possibilité pour la Banque centrale européenne de financer directement les États, la mise en place d’euro-obligations pour que les pays de la zone euro puissent emprunter solidairement, et des mesures de relance de la croissance en Europe. Sur ces trois points, et malgré l’enthousiasme habituel, après chaque « sommet de la dernière chance », des éditorialistes et des marchés financiers devant « des mesures enfin courageuses et décisives », l’échec est total :

  • non seulement la BCE ne financera pas directement les États, mais elle n’aura plus besoin, après le sommet du 28-29 juin, d’acheter des obligations des pays attaqués par les marchés financiers, comme elle avait du le faire à son corps défendant – en 2011. Désormais, c’est le Fonds européen de stabilité financière (puis le Mécanisme européen de stabilité qui va lui succéder) qui interviendra pour réduire la pression sur les États attaqués. Même le FESF (puis le MES) ne pourront pas être financés directement par la BCE : ils devront se financer eux-mêmes sur les marchés. En outre les pays recourant à l’aide du FESF-MES – comme l’Espagne et l’Italie très prochainement - devront signer un mémorandum les soumettant à la Troïka (Commission, BCE, FMI) ;
  • la perspective des euro-obligations est remise aux calendes grecques, et même pas évoquée dans les conclusions du sommet ;
  • quant au « pacte pour la croissance » de 120 milliards d’euros, c’est une opération de communication politique sans grande signification économique. 60 milliards proviennent de fonds structurels « redéployés » : des sommes déjà votées et programmées pour 2012-2013. C’est comme remettre un cadeau dans son emballage pour l’offrir à nouveau… L’autre moitié sont des prêts hypothétiques de la Banque européenne d’investissement pour des « grands projets » d’investissements privés dont on ne connaît encore rien.

Ce sommet européen marque une étape supplémentaire dans la décomposition des solidarités et de la démocratie en Europe. Même si les trois promesses de François Hollande étaient pour nous très insuffisantes pour remédier à la crise, leur abandon signifie un renoncement à tout espoir d’enrayer la catastrophe qui s’annonce. En France et en Europe, il appartient aux mouvements sociaux et citoyens de s’opposer à cette démission des dirigeants européens.

La pétition initiée par Attac et La Fondation Copernic peut être un outil en ce sens (http://www.france.attac.org/lettre-ouverte-francois-hollande-pour-un-referendum-sur-le-pacte-budgetaire).

 

Attac France,

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